Lors du conseil municipal de ce vendredi 19 juin 2026, l'adjoint aux Finances Olivier Breuilly a exhibé les photos d'un « escalier de secours » qui aurait été créé pour permettre à l'ancien maire de Nice Christian Estrosi de quitter discrètement son bureau. Le montant de l'opération s'élève à près de 300 000 euros.
Une nouvelle polémique sur les dépenses
À chaque conseil municipal, la nouvelle majorité égrène les dépenses de l'ancienne équipe, martelant que « la fête est finie ». Après les « dépenses pharaoniques », la « pléthore de véhicules », ou encore « un local climatisé pour vélos », c'est au tour d'un escalier de faire polémique.
« La dernière trouvaille du génie dépensier »
Olivier Breuilly, adjoint aux Finances du maire Éric Ciotti, a présenté ce qu'il a appelé « la dernière trouvaille du génie dépensier de l'équipe précédente ». Il a montré les photos d'un « très bel escalier de secours créé dans la mairie pour que le maire puisse quitter discrètement son bureau par la rue Saint-François-de-Paule ».
« 20 000 euros la marche », a ironisé Breuilly, ajoutant que « 20 000 euros, c'est le salaire médian annuel en France ». Selon nos informations, l'escalier est en marbre, ce qui explique son coût élevé.
Des réactions contrastées
En conseil municipal, l'opposition estrosiste est restée silencieuse, mais les langues se sont déliées après la séance. Un collaborateur des 13 élus d'opposition a tenté de justifier les travaux : « L'histoire de l'escalier est un coup de communication. C'est une sortie de secours. Il était en bois et menaçait de tomber ». Il a également émis des doutes sur le coût, insinuant que Breuilly lui-même aurait validé les travaux lorsqu'il était directeur général des services.
Olivier Breuilly a démenti en riant : « Faux. C'est une création totale », affirmant que l'escalier date de 2021, époque où Lauriano Azinheirinha occupait le poste de directeur général des services.



