Un vétéran chinois en France
MG, la marque chinoise la plus populaire en France, a construit son succès sur des modèles agressifs en prix. Avec 35 000 ventes l'an dernier et un réseau de près de 200 points de vente, elle domine ses concurrentes. Mais aujourd'hui, elle tente une montée en gamme avec le MGS6, un SUV électrique qui se veut cossu et chic, mais qui reste terriblement banal.
Un design classique et sans risque
Pour s'aventurer sur le terrain du premium, MG n'a pas pris de risque. La silhouette du MGS6 est ultra-classique, presque trop sage. On cherche en vain le petit quelque chose qui ferait la différence. Le compromis dynamique correspond bien à l'esprit de l'auto : suffisamment performante et sûre, mais sans aucune prétention sportive. C'est une voiture honnête, qui remplit son contrat sans éclat.
Des ambitions premium mais une exécution banale
MG veut concurrencer des marques comme Peugeot, Tesla ou Xpeng sur le segment premium. Mais le MGS6 manque de caractère. L'habitacle est cossu, mais les matériaux et la finition ne transcendent pas. À bord, on se sent bien, sans être impressionné. Le prix, non encore dévoilé, devra être très compétitif pour séduire une clientèle habituée à plus de prestige.
Une stratégie de contournement des droits de douane
Pour éviter les droits de douane importants, MG prévoit de construire certains modèles en Europe, comme ses rivales BYD, Chery, Xpeng ou Leapmotor. Le MGS6 pourrait bénéficier de cette stratégie à l'avenir, mais pour l'instant, il est fabriqué en Chine. Cela n'empêche pas MG de viser plus haut, mais le chemin vers le premium est encore long.



