Les fédérations d'éleveurs de bovins (viande et lait), d'ovins et de caprins tirent la sonnette d'alarme dans un communiqué commun adressé au gouvernement. Elles dénoncent un « phénomène historique » : « Les effets cumulés de la sécheresse et des épisodes répétés de canicule ont littéralement grillé l'herbe. » Cette situation dramatique affecte l'ensemble des secteurs agricoles français, du maraîchage à l'élevage, et fait craindre des pénuries alimentaires.
Un mois de juillet record
Météo-France confirme que juillet 2026 est le mois le plus chaud et le plus sec jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900. Les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, atteignant des niveaux historiquement bas. Cette situation illustre les effets du réchauffement climatique sur le territoire français.
Des conséquences désastreuses pour l'élevage
Les éleveurs sont particulièrement touchés. L'herbe des pâturages est grillée, obligeant les éleveurs à puiser dans leurs réserves de fourrage, qui s'amenuisent dangereusement. Certains envisagent déjà de réduire leurs troupeaux, ce qui pourrait entraîner une baisse de la production de viande et de lait dans les mois à venir.
Le maraîchage également affecté
Les maraîchers ne sont pas en reste. Les cultures de légumes souffrent d'un stress hydrique sévère, entraînant des rendements en baisse et une qualité moindre. Les systèmes d'irrigation, comme celui utilisé pour les cultures de maïs à Beynost, dans l'est de la France, sont mis à rude épreuve pour tenter de sauver les récoltes.
Des craintes de pénuries alimentaires
Face à cette situation critique, certains experts redoutent des pénuries alimentaires dans les prochains mois. Les prix des produits agricoles pourraient augmenter, impactant le pouvoir d'achat des consommateurs. Les fédérations d'éleveurs appellent le gouvernement à prendre des mesures d'urgence pour soutenir les agriculteurs et garantir l'approvisionnement alimentaire du pays.
Un appel à l'action
Les organisations agricoles demandent des aides financières, des dérogations pour l'irrigation et des mesures de soutien à la trésorerie des exploitations. Elles insistent sur la nécessité d'une adaptation à long terme de l'agriculture française face au changement climatique, avec des investissements dans des cultures plus résistantes à la sécheresse et des techniques d'irrigation plus efficaces.
Cette sécheresse historique est un signal d'alarme pour tout le secteur agricole, qui devra se réinventer pour faire face aux défis climatiques à venir.



