Sanofi officialise le départ de son PDG Paul Hudson avec une indemnité substantielle
Le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé mi-février le départ de son directeur général, Paul Hudson. Cette séparation, effective cinq jours après l'annonce du 12 février, s'accompagne d'une compensation financière conséquente pour l'ancien dirigeant.
Une indemnité de départ équivalente à deux ans de salaire
Selon les documents publiés par Sanofi et rapportés par BFMTV, Paul Hudson bénéficie d'une indemnité de départ de 5,2 millions d'euros. À cela s'ajoute une indemnité de non-concurrence de 3,1 millions d'euros, bien que celle-ci ait été réduite à une durée de neuf mois. Cette clause lui permettra de rejoindre un concurrent dès le mois de novembre prochain.
Ces deux indemnités cumulées représentent l'équivalent de deux ans de rémunération pour l'ex-PDG, soit un total de 8,3 millions d'euros. Il est à noter que l'indemnité de départ de 5,2 millions d'euros aurait pu être évitée, car le contrat de Paul Hudson arrivait à son terme le 29 avril prochain.
Sanofi justifie le départ et préserve les actions de l'ancien dirigeant
Le laboratoire affirme avoir préparé la succession de son directeur général depuis octobre 2025 et précise que Paul Hudson n'a pas été démis de ses fonctions pour faute grave. Cette situation lui permet de conserver l'intégralité des actions acquises entre 2023 et 2025, soit 149 933 titres valorisés à environ 11,9 millions d'euros.
Le rapport annuel de Sanofi indique qu'en cas de révocation pour faute grave ou lourde, l'ancien patron aurait pu perdre toutes ces actions. De plus, Paul Hudson garde 61 892 actions acquises avant sa prise de fonction à la tête du groupe, évaluées à 4,9 millions d'euros.
Un pactole total de 25,1 millions d'euros
L'ensemble des actions détenues par l'ancien directeur général atteint ainsi près de 16,8 millions d'euros. En ajoutant les indemnités de départ et de non-concurrence, le montant total perçu par Paul Hudson s'élève à 25,1 millions d'euros.
Pour atténuer d'éventuelles critiques, Sanofi a tenté de relativiser ces sommes en comparant la rémunération de son ex-patron à celle de ses pairs dans d'autres grands laboratoires pharmaceutiques, tels que Pfizer, Novartis ou Novo Nordisk. Selon l'étude comparative du groupe, la rémunération de Paul Hudson en 2025 se situait au dernier rang d'un panel de douze entreprises du secteur.



