Renault : Jean-Dominique Senard prépare sa succession d'ici 2027
Renault : Senard prépare sa succession d'ici 2027

La fin d’un règne. Déjà à la tête de Renault depuis sept ans, le président du conseil d’administration du constructeur, Jean-Dominique Senard, a prévenu jeudi qu’il allait s’appliquer à préparer sa succession d’ici 2027.

Un départ annoncé

« Cela fait maintenant sept ans que j’ai l’honneur de présider le groupe Renault, il me reste une année pour aller au bout de mon mandat » en 2027, « mais je ne ferai pas le mandat de trop », a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale des actionnaires. Début 2019, Jean-Dominique Senard, alors patron de Michelin, avait été appelé à la rescousse par l’État pour reprendre en main un groupe traumatisé par l’affaire Carlos Ghosn. Ce dernier venait de démissionner après son arrestation à Tokyo par les autorités japonaises fin 2018 pour malversations (sa fuite rocambolesque au Liban aura lieu fin 2019).

« Au plus fort de la crise de 2019, j’avais dit qu’un jour le groupe retrouverait le rang qu’il mérite, […] il me semble qu’il y avait une bonne part d’auto-persuasion, mais le talent et la résilience des équipes, ainsi que la solidité de la gouvernance du groupe quels que soient les aléas m’ont finalement donné raison pour le bénéfice de tous », a déclaré Jean-Dominique Senard, 73 ans, qui y trouve « un grand motif de reconnaissance et aussi un peu de fierté ».

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Des résultats solides

Au premier trimestre 2026, le constructeur a réalisé un chiffre d’affaires à 12,53 milliards d’euros, au-dessus des attentes des analystes. Pour l’avenir, le groupe a confirmé devant ses actionnaires le plan d’action « Futuready » 2026-2030, présenté le 23 avril lors de l’annonce des résultats du premier trimestre.

36 nouveaux modèles dans les tuyaux

Cette stratégie prévoit notamment « le lancement de 36 nouveaux modèles d’ici 2030 », dont 14 dans des pays hors Europe, la poursuite de l’électrification des voitures en Europe, et une « transformation en profondeur » de son ingénierie, avec « 100 % de la fabrication qui sera supervisée par l’intelligence artificielle », a indiqué pour sa part le directeur général François Provost.

De fait, Renault prévoit de supprimer 15 à 20 % de ses postes d’ingénierie dans le monde d’ici deux ans sur un total d’environ 12 000 ingénieurs, selon les annonces faites le 23 avril.

Le groupe prévoit de produire au total « 300 000 véhicules par an d’ici 2030 avec cinq constructeurs partenaires », selon François Provost. Il a souligné particulièrement les ambitions de développement du groupe sur des marchés en plein développement comme l’Inde et le Brésil, avec respectivement le constructeur japonais Nissan et avec le chinois Geely.

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