Pradet : échanges tendus entre le maire et l'opposition sur les finances
Pradet : vifs débats entre maire et opposition sur les comptes

Ce vendredi, lors du conseil municipal du Pradet, les échanges ont été particulièrement vifs entre le maire Hervé Stassinos et sa principale opposante Valérie Rialland. Le dernier conseil avant l'été a été marqué par des débats houleux autour du Compte financier unique (CFU) de la commune.

Désignation des suppléants pour les sénatoriales

Avant d'aborder le budget principal, les conseillers municipaux ont voté pour désigner les suppléants en vue de l'élection sénatoriale de septembre prochain. Après le scrutin matinal, 7 sièges ont été attribués à la liste "Le Pradet que nous aimons" (majorité actuelle), 2 sièges à la liste "Pour les Pradétans" (opposition menée par Valérie Rialland, UDR) et aucun au "Printemps Pradétan" (opposition de gauche et écologiste).

Débat sur le Compte financier unique

Le cœur du sujet se trouvait dans le débat préparatoire au CFU, qui regroupe désormais le compte administratif et le compte de gestion. L'adjoint aux finances, Jean-Michel Peyratout, a indiqué que la dette par habitant au Pradet était de 1 020 euros, légèrement inférieure à celle des communes de même strate (1 029 euros).

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Le maire Hervé Stassinos a alors interpellé l'opposition : "De toute façon, vous bloquez les subventions du Département pour Le Pradet ! En ce sens, vous ne remplissez pas votre rôle de conseillère départementale."

Valérie Rialland a répondu fermement : "C'est presque de la diffamation de dire que je bloque les subventions ! Le Département ne décide pas de vos dépenses. Il ne signe pas vos emprunts. Le Département n'est pas la caisse de secours de vos choix budgétaires."

Le maire a répliqué : "Si : vous bloquez les projets du Pradet. Pas le président du Département, vous ! Pourtant, il existe au conseil départemental ce qu'on appelle l'aide aux communes. Elle n'a été activée qu'une fois depuis 4 ans."

Valérie Rialland a contre-attaqué : "Si, je défends Le Pradet, moi. C'est quand même une grosse ficelle que de remettre la faute sur le Département, sur l'État..."

Augmentation de la dette

Valérie Rialland a souligné que la dette du Pradet est passée de 5,3 millions d'euros en 2023 à 11,1 millions en 2025, soit une augmentation de près de 5,8 millions d'euros en deux ans. "Est-ce au Département d'éponger les 5,8 millions de dette supplémentaire ?" a-t-elle demandé.

Émilie Thomas, du groupe Semper Supra Det, a dénoncé un recours massif à l'emprunt de 7 millions d'euros en 2024 et 2025.

Résidences secondaires en débat

La question des résidences secondaires a également opposé majorité et opposition. Laurent Bailloux du groupe Le Printemps pradétan a dénoncé leur hausse perpétuelle, représentant aujourd'hui 23 % des habitations communales, et appelé à des mesures locales. Le maire a répondu : "Non, la population du Pradet est en légère augmentation. De plus en plus de gens s'installent chez nous en résidence principale. Et moins en résidence secondaire. C'est très bien."

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