La Thaïlande a écrit une page d’histoire de la pétanque féminine ce dimanche 2 août en remportant les trois finales de la 14e édition de l’International de Palavas-les-Flots. Tête à tête, doublette, triplette : la délégation asiatique a réalisé un sans-faute total, confirmant son hégémonie sur une compétition qui rassemble chaque année l’élite mondiale de la discipline.
Un triplé historique porté par Choochuay Kantaros
Au cœur de cette démonstration, la championne du monde Choochuay Kantaros a marqué les esprits. Qualifiée pour les trois finales, elle en est ressortie avec trois médailles d’or autour du cou. Dans le tête à tête, elle a d’abord dû batailler contre la Française Torea Tairio. Menée au score, la Thaïlandaise a fait parler son expérience pour s’imposer après douze mènes sur le fil, 13 à 12.
Cette première finale a donné le ton d’une journée placée sous le signe de la supériorité thaïlandaise. En doublette, les coéquipières de Kantaros ont infligé un 13-1 net et sans bavure à leurs adversaires. La triplette a suivi la même trajectoire, avec le même score sans appel de 13-1. Un récital qui a laissé le public pantois et les concurrentes sans solution.
« C’est comme voir Zidane » : le public conquis
Entre 4000 et 4500 spectateurs ont assisté aux quatre jours de compétition, une affluence record pour cette édition 2026. Dans les gradins, l’émerveillement était palpable. Franck, un spectateur présent tout le week-end, n’a pas caché son admiration : « C’est comme voir Zidane, c’est le plus haut niveau mondial. »
Martine, pétanqueuse, bénévole et représentante du comité de l’Hérault, abondait dans le même sens : « C’est énorme de les avoir là. » Pour elle, la présence des Thaïlandaises à Palavas est un événement en soi, une chance pour le public de voir évoluer les meilleures joueuses de la planète en vrai.
Dans les coursives, une expression revenait sur toutes les lèvres pour qualifier ces athlètes : les « machines à carreaux ». Un surnom qui en dit long sur leur précision chirurgicale et leur capacité à enchaîner les points sans laisser d’opportunités à l’adversaire.
Un entraîneur français fier de ses joueuses
L’architecte de cette réussite n’est autre que Philippe Escude, entraîneur français de l’équipe thaïlandaise. Celui qui côtoie ces joueuses au quotidien ne tarit pas d’éloges à leur sujet : « Je les côtoie au quotidien, je sais qu’elles sont exceptionnelles, mais elles arrivent encore à me surprendre. » Il a insisté sur les qualités humaines de son groupe : « Résilience, exemplarité, humilité, c’est une fierté énorme de pouvoir encadrer des jeunes comme ça. »
Une fierté partagée par l’ensemble du staff et par les organisateurs. Gilles Bonutti, président du club de Palavas et organisateur des Internationaux, a savouré le spectacle offert par la délégation asiatique : « On savait qu’avec la Thaïlande on aurait du spectacle, eh bien ça n’a pas manqué. »
La Thaïlande, nouvelle référence de la pétanque mondiale
Ce grand chelem n’est pas un accident. La Thaïlande s’est imposée année après année comme la nationale la plus redoutable du circuit féminin. La rigueur de ses joueuses, leur discipline de travail et leur talent naturel ont fait des Thaïlandaises les nouvelles ambassadrices d’un sport longtemps dominé par les pays européens.
À Palavas, elles ont une nouvelle fois prouvé que le fossé se creuse avec la concurrence. Les scores de 13-1 en doublette et triplette, après un tête à tête remporté d’un point seulement, illustrent une capacité à élever leur niveau dans les moments clés.
Avec ce triplé, la Thaïlande repart de l’Hérault avec un palmarès complet, et la certitude d’avoir marqué les esprits. Les spectateurs, eux, garderont longtemps en mémoire cette démonstration de pétanque hors norme, au plus haut niveau mondial.



