Kristie Carrier, une mère originaire du Nouveau-Brunswick (Canada), vient de déposer plainte en Californie (États-Unis) contre la société d’intelligence artificielle (IA) OpenAI, a rapporté Radio-Canada dimanche. Elle estime que l’entreprise est responsable du suicide en juillet 2025 de sa fille Alice, alors âgée de 24 ans.
Plainte ciblant ChatGPT GPT-4o
La plainte, déposée devant la Cour supérieure de Californie, cible directement le modèle ChatGPT GPT-4o. Selon cette plainte, OpenAI aurait volontairement conçu son modèle pour créer une dépendance chez l’utilisateur, sans y intégrer les garde-fous de sécurité indispensables. Les avocats de la famille affirment que, dans les heures précédant le drame, l’agent de dialogue a activement validé les pensées suicidaires d’Alice. Pire, le robot conversationnel aurait également découragé la jeune femme de chercher de l’aide humaine.
Dix-huit poursuites similaires dans le monde
C’est par une analogie que la mère de la jeune fille défend son combat : « Les premières voitures n’avaient pas de ceintures de sécurité – celles-ci ont dû être ajoutées pour protéger les gens. Et si OpenAI ne veut pas ajouter de ceintures de sécurité […], je suis prête à lui demander des comptes. » Les avocats de la plaignante affirment que l’entreprise fait actuellement l’objet de 18 poursuites similaires.
Résonance avec l'actualité politique au Canada
Cette action en justice résonne avec l’actualité politique au Canada. En effet, le gouvernement fédéral canadien a déposé mercredi un projet de loi historique pour encadrer les entreprises d’IA propriétaires d’agents de dialogue, en les forçant à agir de manière responsable, souligne Radio-Canada. Le texte prévoit des mesures pour limiter la diffusion de contenus préjudiciables et d’imposer des protocoles de crise concernant des cas d’automutilation, de suicide ou de violence.



