Le gouvernement princier attendait cette journée avec impatience. Plus de deux ans après le placement de la Principauté sur la liste des pays perméables au financement du terrorisme et au blanchiment de capitaux, Monaco a été fixé sur son avenir ce vendredi 19 juin. Restera ou ne restera pas sur cette liste grise ? Le Groupe d’action financière (Gafi) a tranché à l’occasion de sa réunion plénière à Paris. Il a décidé de maintenir la cité-État sur cette liste, contrairement à l’Algérie et à la Namibie.
Des progrès salués mais insuffisants
Toutefois, l’organe intergouvernemental salue avec vigueur les progrès effectués par la Principauté et annonce une visite prochaine en terre monégasque pour constater ces avancées. « Lors de sa session plénière de juin 2026, le Gafi a constaté que Monaco avait substantiellement rempli son plan d’action et justifiait une évaluation sur place afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme avait commencé et était maintenue, et que l’engagement politique nécessaire demeurait en place pour assurer la pérennité de cette mise en œuvre », renseigne l’institution.
De son côté, le gouvernement princier avait initialement fixé l’échéance de juin 2026 pour sortir de cette liste grise. En février 2026, le Gafi avait déjà souligné des progrès notables, mais jugés insuffisants pour sortir de cet inventaire. Rebelote donc, avec désormais 2027 comme horizon.
Un nouveau rendez-vous en 2027
La prochaine plénière du Gafi, prévue en 2027, sera l’occasion de faire le point. En attendant, Monaco devra continuer à démontrer son engagement dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La visite sur place des experts du Gafi permettra de vérifier la mise en œuvre effective des réformes.
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