Lors du conseil municipal de Frontignan, mercredi 15 juillet, le maire Michel Arrouy a créé la surprise en annonçant, dès l'ouverture de la séance, le retrait de la délibération portant sur la modification du tableau des effectifs du personnel communal. Aucune explication n'a été fournie, le maire se contentant d'indiquer que cette délibération serait « repoussée ultérieurement », sans préciser de date.
Suppressions et créations de postes suspendues
La délibération retirée prévoyait plusieurs suppressions et créations de postes au sein des effectifs municipaux. Au chapitre des suppressions figuraient deux emplois de chef de service à temps complet dans la police municipale, un emploi d'attaché principal à temps complet dans la filière administrative, un emploi de conseiller des APS à temps complet dans la filière sportive, ainsi que la réduction d'un emploi d'agent social principal de temps complet à 30 heures dans la filière sociale. En contrepartie, dix créations de postes étaient annoncées, réparties entre les filières technique, police municipale, administrative et animation.
Aucune réaction de l'opposition
À l'annonce du retrait, aucun membre de l'opposition n'a réagi. Interrogé à l'issue du conseil municipal, Thibaut Cléret Villagordo, du groupe Frontignan La Peyrade d'abord, a indiqué ne pas avoir eu « la présence d'esprit » d'interroger le maire sur les raisons de ce retrait. De son côté, Cédric Delapierre, du groupe Rassemblement national, a expliqué s'être abstenu en raison du « dialogue social engagé entre la municipalité et les syndicats ».
Un dialogue social récent avec les syndicats
Une rencontre s'est effectivement tenue lundi 13 juillet entre les syndicats et le maire, après des mois de demandes de rendez-vous restées sans réponse. Selon les syndicats, le maire aurait pris des engagements pour « réviser sa copie », sans plus de détails. Premier effet concret de ce rendez-vous : l'intersyndicale CGT-CFDT, constituée pour l'occasion, a renoncé à s'inviter au conseil municipal.



