Dans un récent éditorial, la rédaction du Monde s'interroge sur la validité de l'argument avancé par certaines entreprises françaises, notamment TotalEnergies, selon lequel elles seraient contraintes de se délocaliser pour échapper à l'impôt français. Cet argument, souvent utilisé pour justifier une pression fiscale moindre, est jugé peu plausible par les auteurs.
Un argument économique discutable
L'éditorial souligne que les entreprises multinationales comme TotalEnergies bénéficient déjà de nombreux avantages fiscaux en France, tels que le crédit d'impôt recherche ou le régime des brevets. De plus, la France offre une main-d'œuvre qualifiée, des infrastructures de qualité et un accès au marché européen, autant d'atouts qui rendent une délocalisation peu attractive.
Des exemples concrets
L'article cite plusieurs cas où des entreprises ayant menacé de quitter la France sont finalement restées, comme pour l'usine d'Alstom à Belfort. Il rappelle également que le taux d'imposition effectif des grandes entreprises en France est souvent inférieur au taux nominal, grâce aux niches fiscales.
Un discours politique
Pour les auteurs, cet argument relève davantage d'un discours politique visant à influencer les décisions fiscales qu'une réalité économique. Ils appellent à une analyse plus rigoureuse des impacts d'une éventuelle délocalisation sur l'emploi et l'économie française.
En conclusion, l'éditorial invite les décideurs politiques à ne pas céder à ces menaces et à poursuivre une politique fiscale juste et équilibrée, sans craindre un exode fiscal des grandes entreprises.



