Des graffitis à connotation néonazie ont été découverts à La Flèche (Sarthe), provoquant l'ouverture d'une enquête par le parquet du Mans. Les faits ont été signalés dimanche 4 août, et une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de La Flèche.
Des tags sur des bâtiments publics et privés
Selon les premiers éléments, plusieurs tags ont été apposés sur des bâtiments publics et privés de la commune, notamment sur la mairie, l'église Saint-Thomas et des commerces. Les inscriptions, de type « nazi » ou « 1488 », font référence à l'idéologie néonazie. Le maire de La Flèche, Nadine Grelet-Certenais, a condamné fermement ces actes dans un communiqué, évoquant « une atteinte aux valeurs de la République ».
Une enquête pour dégradations aggravées
L'enquête a été ouverte pour « dégradations de biens d'autrui commises en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion » et « provocation publique à la haine ». Ces qualifications pénales alourdissent les peines encourues. Selon une source proche de l'enquête, les gendarmes examinent les images de vidéosurveillance et procèdent à des auditions pour identifier les auteurs.
Une réaction politique et associative
La préfecture de la Sarthe a également réagi, rappelant que « de tels agissements sont inacceptables et ne resteront pas impunis ». Plusieurs associations antiracistes, comme la Licra, ont appelé à une manifestation citoyenne samedi prochain pour dénoncer ces actes. Le procureur de la République du Mans, dans une déclaration, a souligné que « la lutte contre la haine est une priorité ».
Cette affaire intervient dans un contexte de recrudescence des actes antisémites et racistes en France, avec plus de 1 500 actes recensés au premier semestre 2026, selon le ministère de l'Intérieur. La ville de La Flèche, paisible commune de 15 000 habitants, est sous le choc. Les habitants expriment leur indignation, et certains appellent à renforcer la vigilance.



