Une date fatidique approche
Le 27 novembre 2026, le parc zoologique de Fréjus devra avoir définitivement quitté les lieux. Le terrain, racheté à parts égales par la Ville de Fréjus et Estérel Côte d’Azur Agglomération, doit être libéré. Pour les 450 animaux et la vingtaine de salariés, l’avenir est incertain.
Un nouveau directeur optimiste
Arrivé en mars 2025, Christophe Garreau, également propriétaire du parc animalier de Sanary, espérait transférer le zoo sur le site de l’ancien Safari de l’Estérel, à seulement quelques kilomètres. « Nous avons travaillé 18 mois sur ce projet, avec géomètres, architectes et bureaux d’études », explique-t-il. Mais il y a un mois, la piste s’est envolée : le terrain n’est plus disponible.
Des effectifs renforcés malgré la fermeture
Contre toute attente, Garreau a choisi d’augmenter les effectifs de 8 à 20 collaborateurs. « J’ai lancé un programme d’amélioration du site et de montée en compétences au service du bien-être animal », justifie-t-il. Une décision qui surprend alors que le parc ferme ses portes au public le 31 août 2026.
La course au nouveau terrain
Le directeur mène désormais une course contre la montre. « J’ai plusieurs pistes avec des personnes privées. On espère trouver 10 hectares idéalement. On veut faire vite et bien, mais on est freinés par l’administratif », déplore-t-il. L’objectif est de déplacer les animaux le moins possible. « Nous espérons faire bouger les animaux le moins possible, et le moins loin possible », souligne-t-il.
Un dialogue tendu avec les élus
Christophe Garreau appelle à davantage de bienveillance de la part des élus locaux. « Je veux des échanges sains. Pas forcément envers moi, mais envers le personnel et surtout les animaux », insiste-t-il. Le président de l’agglomération, Frédéric Masquelier, répond : « C’est à lui de prendre ses dispositions. Il n’y a pas de raison d’entraver ses démarches, on a tout intérêt à ce que tout se passe dans les règles. »
Une lueur d’espoir
Mardi 28 juillet 2026, Garreau a rencontré Guillaume Decard, maire de Puget-sur-Argens et vice-président du département. « La rencontre s’est déroulée dans un climat très constructif », confie le directeur. De premiers motifs d’optimisme pourraient voir le jour.
Un avenir touristique ambitieux
Christophe Garreau nourrit de grandes ambitions pour le nouveau parc. « On pourrait devenir le numéro un touristique de Fréjus, avec 250 000 à 300 000 visiteurs par an », estime-t-il. Le zoo de Sanary est déjà le 3e ou 4e site touristique du Var. Selon lui, les retombées économiques seraient importantes pour la région.
Le rôle des zoos modernes
Le directeur tient à rappeler la mission pédagogique et de conservation des parcs zoologiques. « Ici, il n’y a ni spectacle, ni maltraitance animale, ni cirque », affirme-t-il. Les animaux proviennent de saisies, de fermetures d’autres parcs ou de particuliers ne pouvant plus s’en occuper. « Notre mission est d’assurer des conditions de vie adaptées et de contribuer au bien-être animal, tout en sensibilisant le public à la protection de la biodiversité. »



