Un nouveau passeport en échange d'un achat immobilier
Vous rêvez de vous installer aux Caraïbes ? Ces îles paradisiaques déroulent le tapis rouge aux étrangers. Cinq États caribéens proposent des passeports contre investissement immobilier via le programme CBI, selon Le Parisien. Pour environ 170 000 euros, les candidats obtiennent une citoyenneté ouvrant l'accès sans visa à plus de 150 pays. Un dispositif prisé, notamment par des Américains.
Un cadre de vie paradisiaque et un nouveau passeport
Cinq nations des Caraïbes proposent un programme, nommé CBI, de citoyenneté par investissement, relaie Le Parisien : Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis et Sainte-Lucie. Le principe est simple : pour un achat immobilier de 170 000 euros minimum (ce seuil varie selon les îles), un passeport peut être accordé, permettant d'accéder sans visa à 150 pays, dont le Royaume-Uni et l'espace Schengen en Europe, rapporte la BBC.
Des investisseurs principalement venus des États-Unis
Nadia Dyson, propriétaire d'une agence immobilière de luxe, témoigne auprès du média britannique que ces programmes CBI ont explosé. « Actuellement, plus de 70 % des acheteurs viennent pour la citoyenneté, la grande majorité est originaire des États-Unis ». La situation politique et économique aux États-Unis serait le principal moteur de cette hausse de demandes. Henley and Partners, une agence britannique spécialisée dans ce marché d'obtention de citoyenneté par investissement, déclare à nos confrères d'outre-Manche que des investisseurs d'Ukraine, de Turquie, du Nigeria ou encore de Chine sont aussi friands de ce type de programme.
Un programme similaire aux « passeports dorés » maltais
Ce programme fait grandement écho au système des « passeports dorés » de Malte. La nation insulaire avait été condamnée par la Cour de justice européenne pour celui-ci, le 29 avril dernier. « Un État membre ne peut pas accorder sa nationalité — et par suite la citoyenneté européenne — en échange de contributions financières ou d'investissements, car cela revient à faire de l'acquisition de la nationalité une simple transaction commerciale », avait stipulé la Cour d'après Le Courrier International.



