Un drame en pleine nuit
Samedi 25 juillet, vers 22 heures, alors que des centaines de milliers de personnes participaient à la marche des fiertés LGBT+ à Berlin, un véhicule de type minivan blanc a chargé les participants près de la porte de Brandebourg. L'attaque n'a pas eu lieu au cœur du défilé, mais dans le parc Tiergarten, où des concerts se déroulaient depuis la veille. Le conducteur a percuté plusieurs personnes avant de s'encastrer dans un arbre, puis a pris la fuite.
Bilan humain lourd
Une femme a été tuée sur le coup. Selon les pompiers, seize autres personnes ont été blessées, dont trois se trouvent dans un état critique avec un pronostic vital engagé. Une trentaine de témoins oculaires, sous le choc, ont également été pris en charge par les autorités. Les pompiers décrivent le véhicule comme un camion de livraison blanc. Certains médias allemands ont rapporté des blessures à l'arme blanche parmi les victimes, hypothèse que la police enquête encore.
Un suspect identifié
Dimanche matin, la police allemande a lancé un avis de recherche pour un homme de 21 ans, nommé "Abdul B.". Il mesure environ 1,90 mètre, a les cheveux noirs et portait un sweat à capuche noir et un pantalon blanc lors des faits. Selon un porte-parole de la police cité par Der Spiegel, il serait lié au milieu islamiste, plus précisément à l'État islamique. L'agence DPA rapporte qu'il aurait été libéré d'un centre de détention pour mineur en 2016 et qu'il aurait de la famille à Berlin.
Mobilisation policière massive
Une chasse à l'homme est en cours dans la capitale allemande. Les enquêteurs ont perquisitionné un appartement du quartier Schöneberg dans la nuit de samedi, sans procéder à des arrestations, selon Die Zeit. La police a déployé des effectifs très importants, incluant des renforts d'autres régions, ainsi que des hélicoptères équipés de caméras thermiques. Un appel à témoins a été lancé en ligne. Le parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme, est en contact avec les enquêteurs mais ne s'est pas encore saisi de l'affaire.
Le maire conservateur de Berlin, Kai Wegner, a dénoncé "une attaque contre notre société libre et ouverte sur le monde". Il a ajouté : "Le rassemblement pour un Berlin tolérant et pacifique a été pris pour cible de la manière la plus brutale qui soit." Le chancelier Friedrich Merz et son ministre de l'Intérieur ont assuré, par la voix de leur porte-parole, qu'ils "s'engageront avec une détermination particulière pour faire toute la lumière sur cet acte abominable et en assurer la sanction".



