Le port de Colombo, au Sri Lanka, est devenu un point chaud des rivalités entre l'Inde et la Chine, qui cherchent toutes deux à étendre leur influence dans l'océan Indien. Selon des sources diplomatiques, les investissements chinois dans le port ont augmenté de 30 % en 2025, atteignant 1,2 milliard de dollars, tandis que l'Inde a renforcé sa présence navale dans la région.
Un enjeu stratégique pour les deux puissances
La Chine, dans le cadre de sa politique des Nouvelles routes de la soie, a investi massivement dans le port de Colombo, notamment dans le terminal à conteneurs. En 2024, Pékin a obtenu une concession de 99 ans sur le port de Hambantota, un autre site sri-lankais. L'Inde, de son côté, considère Colombo comme un point d'appui crucial pour surveiller les routes maritimes de l'océan Indien. New Delhi a proposé un financement de 500 millions de dollars pour moderniser le port, selon le ministère indien des Affaires étrangères.
Des tensions croissantes
Les rivalités se sont intensifiées après l'arrivée d'un sous-marin chinois à Colombo en mars 2026, ce que l'Inde a qualifié de "provocation". En réponse, l'Inde a déployé deux navires de guerre supplémentaires dans la région. Le Sri Lanka tente de maintenir un équilibre entre les deux puissances, mais sa dépendance économique envers la Chine complique la situation. Le président sri-lankais a déclaré : "Nous ne voulons pas être un champ de bataille pour les conflits des autres."
Impact sur la région
Cette rivalité affecte également les autres pays de l'océan Indien, comme les Maldives et le Bangladesh, qui sont courtisés par Pékin et New Delhi. Selon un rapport du Centre for Strategic and International Studies, la présence chinoise dans la région a augmenté de 40 % depuis 2020, tandis que l'Inde a accru ses exercices navals conjoints avec les États-Unis et la France. Les experts estiment que le port de Colombo pourrait devenir un symbole de la compétition sino-indienne pour la suprématie régionale.



