Alors que le mandat de Ban Ki-moon touche à sa fin, l'Assemblée générale des Nations unies s'apprête à élire son successeur. Pour la première fois, plusieurs candidats africains se disputent ce poste prestigieux, reflétant l'importance croissante du continent sur la scène internationale.
Trois personnalités africaines en lice
Parmi les candidats déclarés, on compte l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Mozambique, Luisa Diogo, l'ancien président du Botswana, Festus Mogae, et l'ancien ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala. Chacun apporte une expérience significative en matière de gouvernance, de développement et de diplomatie.
Des profils complémentaires
Luisa Diogo, âgée de 58 ans, a été première ministre du Mozambique de 2004 à 2010. Elle est reconnue pour son travail en faveur de la réduction de la pauvreté et de l'égalité des genres. Festus Mogae, 76 ans, a dirigé le Botswana de 1998 à 2008, un pays souvent cité en exemple pour sa stabilité politique et sa gestion économique prudente. Ngozi Okonjo-Iweala, 62 ans, a été ministre des Finances du Nigeria à deux reprises et a également occupé le poste de directrice générale de la Banque mondiale.
Un processus de sélection transparent
Pour la première fois, le processus de sélection du secrétaire général de l'ONU est plus transparent, avec des auditions publiques des candidats devant l'Assemblée générale. Cette initiative vise à renforcer la légitimité du futur dirigeant de l'organisation. Les candidats ont présenté leurs visions lors de ces auditions, qui se sont tenues en avril 2026.
Les enjeux pour le continent africain
L'élection d'un secrétaire général africain serait une première depuis Boutros Boutros-Ghali, qui a occupé ce poste de 1992 à 1996. Les pays africains espèrent que cette nomination permettra de mettre davantage l'accent sur les défis du continent, tels que les conflits, la pauvreté et le changement climatique. Selon un diplomate africain, « il est temps que l'Afrique ait une voix plus forte au sein des instances mondiales ».
Les réactions de la communauté internationale
Les candidatures africaines ont été accueillies favorablement par de nombreux pays, notamment les membres du Conseil de sécurité. Cependant, certains observateurs estiment que le poste devrait revenir à un candidat d'Europe de l'Est, conformément à la tradition de rotation géographique. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer quel candidat obtiendra le soutien nécessaire.
Le scrutin est prévu pour octobre 2026, et le nouveau secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027. Les candidats africains devront convaincre les membres du Conseil de sécurité, qui ont un rôle clé dans la recommandation, ainsi que l'Assemblée générale, qui doit approuver la nomination.



