Trois personnes sont mortes et 21 autres ont été blessées samedi 1er août dans l'explosion survenue dans un café de Moscou, en Russie. L'attaque a été provoquée par un « engin explosif artisanal » transporté par une femme inconnue des autorités, a annoncé le Comité antiterroriste russe, cité par les agences de presse russes.
L'explosion s'est produite sur la place Koudrinskaïa, dans un restaurant de la capitale. Le Comité antiterroriste a précisé que trois personnes ont perdu la vie : un client de l'établissement, la femme qui transportait l'engin et un agent de sécurité qui lui avait refusé l'entrée.
Une enquête en cours
« Des enquêteurs et des techniciens de la police scientifique […] sont à pied d'œuvre sur place. Une expertise de la scène de l'incident est actuellement en cours », avait indiqué la police de Moscou. Des chaînes Telegram russes ont diffusé des vidéos montrant de nombreux camions de pompiers et des ambulances sur les lieux.
L'identité de la femme n'a pas été officiellement établie. Les circonstances exactes de l'attentat, notamment la manière dont l'engin a été déclenché, restent à déterminer par les enquêteurs.
Une série d'attentats depuis le début de la guerre en Ukraine
La Russie a été la cible de nombreux actes terroristes par le passé, y compris à Moscou. Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, les services secrets ukrainiens ont revendiqué ou ont été accusés de plusieurs assassinats ou tentatives d'assassinats d'officiers militaires russes et de personnalités publiques soutenant le conflit.
Plusieurs généraux russes et responsables locaux installés par Moscou dans les territoires ukrainiens occupés ont été tués ou blessés dans des attentats à la bombe ces dernières années. L'attaque de samedi survient dans ce contexte tendu, même si aucune revendication n'a été signalée dans l'immédiat.
Des précédents meurtriers
En août 2022, Daria Douguina, fille de l'idéologue ultranationaliste Alexandre Douguine, avait succombé dans l'explosion d'une voiture. En avril 2023, un blogueur militaire russe, Maxime Fomine, également connu sous le nom de Vladlen Tatarsky, avait trouvé la mort dans l'explosion d'une statuette piégée qui lui avait été offerte sur scène dans un café de Saint-Pétersbourg.
Ces attentats ont marqué les esprits en Russie. L'explosion de samedi à Moscou rappelle la vulnérabilité de lieux publics à des attaques de ce type, malgré les mesures de sécurité renforcées dans la capitale russe.



