Dissidents chinois menacés d'expulsion de Thaïlande vers Pékin
Dissidents chinois menacés d'expulsion vers Pékin

La Thaïlande est sous pression pour expulser plusieurs dissidents chinois vers la Chine, une décision qui pourrait les exposer à des risques de persécution. Selon des sources proches du dossier, au moins cinq exilés politiques, accusés par Pékin de « subversion », sont détenus à Bangkok en attendant leur renvoi forcé. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont alerté sur le danger immédiat qu'ils encourent.

Une procédure accélérée

Les autorités thaïlandaises auraient accéléré la procédure d'extradition sous la pression diplomatique de la Chine. Les dissidents, arrêtés lors de manifestations en 2024, avaient obtenu l'asile provisoire, mais celui-ci a été révoqué. « Nous craignons qu'ils ne soient torturés ou exécutés à leur retour », a déclaré Sunai Phasuk, chercheur pour Human Rights Watch. Selon lui, au moins 30 cas similaires ont été signalés en Thaïlande depuis 2020.

Un contexte régional tendu

Cette affaire intervient alors que les relations entre Pékin et Bangkok se renforcent, notamment dans les domaines économique et sécuritaire. La Chine est le premier partenaire commercial de la Thaïlande, avec des échanges bilatéraux atteignant 105 milliards de dollars en 2025. En échange de son soutien, la Thaïlande aurait accepté de coopérer sur les questions de sécurité, y compris l'extradition de dissidents.

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Les avocats des détenus ont saisi la Cour suprême thaïlandaise pour bloquer l'expulsion. Ils arguent que les garanties d'un procès équitable ne seraient pas respectées en Chine. L'ambassade de Chine à Bangkok n'a pas commenté, mais insiste sur le respect de la loi chinoise.

Réactions internationales

Les États-Unis et l'Union européenne ont exprimé leur préoccupation. « Le renvoi forcé de dissidents politiques est contraire au droit international », a déclaré un porte-parole du Département d'État. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a demandé à la Thaïlande de respecter le principe de non-refoulement.

Malgré ces appels, le gouvernement thaïlandais semble déterminé à procéder. « Nous agissons conformément à nos accords bilatéraux », a déclaré le ministre thaïlandais de la Justice. Une décision définitive est attendue d'ici la fin du mois.

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