Guerre au Moyen-Orient : des touristes bloqués s'organisent pour affréter un charter
Touristes bloqués s'organisent pour affréter un charter

Guerre au Moyen-Orient : des touristes s'organisent pour affréter un charter

Stéphanie, une Montpelliéraine, devait rentrer en France le 2 mars dernier. Cependant, depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, elle est bloquée au Sri Lanka, à plus de 4 300 kilomètres du conflit. Comme des milliers de Français, elle subit les conséquences de la fermeture temporaire des espaces aériens de nombreux pays du Golfe, piégeant les touristes sur leur lieu de villégiature.

Une situation inattendue et stressante

Quand Israël et les États-Unis ont déclenché plusieurs frappes contre l'Iran le 28 février dernier, Stéphanie était loin de se douter que cette opération militaire impacterait ses vacances. "Les premiers jours, j'étais rassurée d'être au Sri Lanka et pas en escale à Abu Dhabi, à proximité des bombes. Mais j'ai aussi vite compris que je ne serais pas prioritaire", explique-t-elle. Lâchée par sa compagnie aérienne et sans solution de retour, elle a vu les prix des billets s'envoler, augmentant considérablement son niveau de stress.

L'organisation collective pour un charter

Face à cette impasse, Stéphanie et d'autres touristes se sont organisés par eux-mêmes. Sur une messagerie en ligne où 80 personnes partageaient leur situation, l'idée d'affréter un charter pour gagner Paris a germé. "Ce sont des Belges qui ont proposé cette solution. Je ne savais même pas que c'était possible", raconte Stéphanie. Une personne a précisé que le coût serait d'environ 1 800 euros par personne pour 130 passagers, ou 1 400 euros pour 350 passagers. "C'est digne d'un film !", s'exclame-t-elle.

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Stéphanie a rejoint cette initiative tout en réservant un billet retour via la Turquie pour le 20 mars, ce qui a entraîné d'autres péripéties. Elle a été contactée par un escroc tentant des prélèvements sur son compte bancaire, résultant en une carte bloquée et des complications supplémentaires. Elle a finalement réussi à avancer son billet au 15 mars, espérant un retour en France sous trois jours.

Les défis du dédommagement

Après son retour, Stéphanie devra faire face à la quête du dédommagement, pour laquelle elle ne se fait pas trop d'illusions. "On a commencé à nous expliquer que le déclenchement d'une guerre ne rentrait dans aucune case et n'était pas couvert par les assurances", déplore-t-elle. Initialement partie pour quinze jours de vacances dans un pays relativement bon marché, elle anticipe plus de 3 000 euros de frais imprévus.

Cette expérience met en lumière la résilience et la solidarité des touristes face à une crise internationale imprévue, tout en soulignant les lacunes des systèmes d'assurance et de soutien dans de telles situations.

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