Iran : Saisie de navires dans le détroit d'Ormuz, Washington minimise la crise
Iran saisit navires Ormuz, Washington minimise

Iran : Saisie de navires dans le détroit d'Ormuz, Washington minimise la crise

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi 22 avril 2026 avoir saisi deux navires qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz. Cet événement survient dans un contexte de tensions régionales persistantes au Moyen-Orient, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre Washington et Téhéran.

Une saisie qui ne viole pas le cessez-le-feu selon Washington

La Maison Blanche a rapidement réagi en déclarant que cette saisie ne constituait pas une violation du cessez-le-feu. La porte-parole Karoline Leavitt a précisé sur Fox News que « il ne s'agissait ni de navires américains, ni de navires israéliens », mais de « deux navires internationaux ». Cette position souligne la complexité des relations diplomatiques dans la région.

Le Panama a confirmé la saisie d'un navire battant son pavillon, le MSC Francesca, et son ministère des Affaires étrangères a accusé Téhéran de porter une « grave atteinte » à la sécurité maritime. Par ailleurs, un troisième bateau a essuyé des tirs près des côtes iraniennes mais a pu quitter le détroit en direction du port saoudien de Jeddah.

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Le détroit d'Ormuz, un enjeu stratégique majeur

Ce détroit, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit entamé le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Téhéran a déclaré que la réouverture d'Ormuz était « impossible » tant que les États-Unis maintiennent un blocus naval de ses ports depuis le 13 avril.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé sur X qu'un « cessez-le-feu complet n'a de sens que s'il n'est pas violé par un blocus naval ». Dans le cadre de ce blocus, l'armée américaine a ordonné à 31 navires, principalement des pétroliers, de retourner au port.

Perspectives de négociations et prolongation du cessez-le-feu

Le président américain Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l'Iran mardi soir, peu avant son expiration, afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour rejoindre les négociations de paix sous l'égide du Pakistan. Trump a répondu « C'est possible ! » à une question sur la reprise prochaine des discussions.

Les pourparlers entre Washington et Téhéran, qui visaient à trouver une fin durable à une guerre ayant fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, ont été reportés. Aucune délégation ne s'est encore envolée pour Islamabad, malgré les efforts du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui espère voir les deux parties conclure un « accord de paix ».

La situation au Liban et les frappes israéliennes

Sur l'autre front principal de la guerre, cinq personnes, dont la journaliste libanaise Amal Khalil, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes au Liban, malgré une trêve qui expire dimanche. Une autre journaliste a été blessée lors de cette attaque.

Le Liban prévoit de demander lors de pourparlers à Washington l'extension de la trêve pour un mois, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt des opérations israéliennes de destruction. Israël a affirmé ne pas avoir de « désaccords sérieux » avec le Liban, l'appelant à « travailler ensemble » contre le Hezbollah pro-iranien. Selon le dernier bilan officiel, 2 454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

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