Mohammad Bagher Ghalibaf, pilier du régime iranien, au cœur des spéculations de négociations avec les États-Unis
Ghalibaf, homme fort iranien, spéculé comme négociateur avec Trump

Mohammad Bagher Ghalibaf, figure centrale du pouvoir iranien dans un contexte de tensions internationales

Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, s'est imposé comme l'un des hommes forts du régime. Les médias américains, tels qu'Axios et Politico, le dépeignent comme un négociateur direct avec l'ancien président Donald Trump, alimentant des spéculations sur d'éventuels dialogues secrets entre Téhéran et Washington.

Des démentis face aux rumeurs de pourparlers

La situation est marquée par une opacité totale : Donald Trump affirme l'existence de discussions, tandis que les autorités iraniennes les nient catégoriquement. Ghalibaf lui-même a réfuté ces allégations sur les réseaux sociaux, accusant les fausses informations de manipuler les marchés financiers et pétroliers, et de servir à masquer les difficultés des États-Unis et d'Israël. Il a déclaré : « Aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis, et ces mensonges visent à échapper au bourbier dans lequel ces pays sont enlisés. »

Un parcours militaire et politique ascendant

Âgé de 64 ans, Ghalibaf a forgé sa réputation durant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, où ses compétences militaires l'ont propulsé au rang de commandant. Proche de l'ancien guide suprême Ali Khamenei, il a dirigé les forces aérospatiales des Gardiens de la Révolution avant d'être nommé chef de la police nationale en 1999, suite à des protestations étudiantes. Classé parmi les conservateurs les plus radicaux du régime, il a ensuite entamé une carrière politique.

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Élu maire de Téhéran en 2005 après un échec présidentiel, il a gouverné la capitale pendant douze ans, une période émaillée de scandales de corruption et de répressions de manifestations. Malgré plusieurs tentatives infructueuses pour accéder à la présidence, il a été élu à la tête du Parlement en 2020, où il a impulsé des réformes économiques et renforcé le contrôle législatif.

Un profil qui intrigue Washington

Décrit par les experts comme un populiste conservateur attaché à l'idéologie du régime mais soucieux d'efficacité gouvernementale, Ghalibaf intéresse particulièrement l'administration Trump. Selon le magazine TIME, les Américains le considèrent comme un partenaire potentiel, voire un futur dirigeant, pour négocier un cessez-le-feu, sur le modèle de la stratégie employée au Venezuela avec Delcy Rodriguez.

Cependant, Ghalibaf adopte une posture hostile envers les États-Unis, promettant « un châtiment humiliant » contre les « agresseurs » et affirmant que l'ordre émergent au Moyen-Orient ne sera pas dicté par Washington. Son influence, renforcée après les décès d'Ali Khamenei et d'Ali Larijani, en fait un pilier incontournable du pouvoir iranien, au cœur des jeux géopolitiques régionaux.

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