Nouvelles restrictions sanitaires pour les visas américains
Donald Trump continue de durcir la politique migratoire des États-Unis. Selon une directive du département d'État, les étrangers souhaitant s'installer aux États-Unis pourraient se voir refuser un visa en raison de leur état de santé, notamment en cas d'obésité, de diabète ou de cancer. Ces pathologies sont considérées comme susceptibles de générer des coûts médicaux élevés, pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars.
Une directive élargie
La notice, envoyée par le secrétaire d'État Marco Rubio aux ambassades et consulats américains, demande aux agents de tenir compte de l'état de santé du demandeur. Elle précise que les personnes à charge doivent également être évaluées pour d'éventuels handicaps, maladies chroniques ou besoins particuliers. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un durcissement global de l'immigration, tant clandestine que régulière.
Les États-Unis, déjà confrontés à une épidémie d'obésité, voient dans cette politique un moyen de protéger les contribuables américains. Le porte-parole adjoint du département d'État, Tommy Pigott, a déclaré que l'administration Trump accorde la priorité aux intérêts du peuple américain et veut éviter que le système d'immigration ne devienne un fardeau financier.
Un contexte de durcissement
Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité absolue. Parallèlement, les conditions d'entrée pour les migrants réguliers ont été considérablement renforcées. Des dizaines de milliers de visas ont été révoqués, y compris pour des opinions jugées anti-américaines. Les demandeurs de visas à long terme doivent déjà passer une visite médicale et sont examinés pour des maladies transmissibles. Cette nouvelle directive élargit ces critères à des pathologies non transmissibles mais coûteuses.
Cette décision suscite de vives critiques de la part des défenseurs des droits des immigrés, qui y voient une discrimination basée sur la santé. Cependant, l'administration Trump justifie cette mesure par la nécessité de réduire les dépenses publiques et de préserver les ressources du système de santé américain.



