Une mobilisation massive contre les politiques de Trump
Des foules immenses ont défilé samedi 28 mars 2026 dans les rues des États-Unis, scandant le slogan « Pas de roi, pas d'ICE, pas de guerre ». Cette troisième journée de mobilisation en un an contre le président républicain Donald Trump a vu la participation de célébrités comme Bruce Springsteen et Robert de Niro, qui ont apporté leur soutien à la contestation.
Des chiffres record revendiqués par les organisateurs
Le mouvement « No Kings » affirme avoir mobilisé près de huit millions de manifestants à travers plus de 3 300 cortèges dans tout le pays. Cette affluence représente une augmentation significative par rapport à la précédente mobilisation d'octobre, avec environ un million de participants supplémentaires et 600 cortèges de plus. Les organisateurs précisent que deux tiers des personnes ayant exprimé leur intention de manifester résident en dehors des grandes métropoles.
Les autorités américaines, quant à elles, ne fournissent aucun chiffre officiel concernant cette manifestation d'ampleur nationale. Minneapolis, épicentre de l'offensive anti-immigration du gouvernement en début d'année, a été choisie comme point névralgique de la mobilisation, avec sa ville jumelle Saint-Paul où 200 000 personnes auraient défilé selon « No Kings ».
Des messages de protestation variés et symboliques
Les manifestants ont brandi des pancartes aux messages anti-guerre et des symboles de paix, reflétant l'inquiétude face au conflit au Moyen-Orient et à l'approche des élections de mi-mandat en novembre. Certaines pancartes montraient Donald Trump affublé d'une moustache rappelant celle d'Hitler, tandis que d'autres exigeaient le départ de l'ICE, la police de l'immigration.
Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans présent à Atlanta, a déclaré à l'AFP : « Nous estimons que la Constitution est menacée de multiples façons. La situation n'est pas normale, pas acceptable. C'est pourquoi nous sommes ici, pour aider à garder les gens en sécurité et veiller à ce que leur voix soit entendue. »
Le soutien de figures emblématiques
À New York, l'acteur Robert de Niro, critique farouche de Trump, a ouvert la marche en déclarant : « D'autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n'a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. Il faut l'arrêter. »
Bruce Springsteen a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis » en hommage à Renee Good et Alex Pretti, tombés sous les balles d'agents fédéraux lors d'opérations de l'ICE. Le rocker a promis que leur bravoure et leur sacrifice ne seraient pas oubliés, émouvant une partie de la foule présente.
Des discours politiques enflammés
Le gouverneur du Minnesota Tim Walz a remercié la population pour s'être opposée à ce qu'il a qualifié de « dictateur en herbe ». Bernie Sanders, ancien candidat à l'investiture démocrate, a renchéri : « Nous n'accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des États-Unis et l'État de droit chaque jour. »
Gina Bilotta-Racelis, une septuagénaire présente, a dénoncé la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Trump sans l'aval du Congrès, affirmant : « Je pense qu'ils vont perdre les élections de mi-mandat. Si on suit les sondages, on voit que c'est en train d'arriver, jour après jour. »
Sur les marches du Capitole de l'État du Minnesota, une grande bannière résumait l'état d'esprit général : « La Révolution débute au Minnesota ». Des rassemblements de soutien ont également eu lieu en Europe, à Rome, Amsterdam, Madrid et Athènes, montrant l'impact international de cette mobilisation.



