Un accord en vue entre l'Iran et les États-Unis
Une percée diplomatique semble se dessiner après des semaines de tensions et de menaces entre l'Iran et les États-Unis. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré ce dimanche qu'une bonne nouvelle pourrait être annoncée dans les prochaines heures concernant un accord de paix. Donald Trump avait auparavant évoqué un compromis « largement négocié » mais devant encore être finalisé. Cet accord interviendrait trois mois après le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, qui a causé des milliers de morts et perturbé l'économie mondiale. Un cessez-le-feu est déjà en vigueur depuis le 8 avril.
Les points clés de l'accord
Réouverture du détroit d'Ormuz
La question du détroit d'Ormuz est centrale. Le président américain a affirmé samedi sur Truth Social que le projet de paix inclut sa réouverture, après une discussion téléphonique avec des dirigeants du Golfe. Selon les médias américains, l'accord permettrait aux navires de franchir à nouveau ce détroit vital pour l'économie mondiale. Des sources iraniennes citées par l'agence Fars indiquent que le détroit resterait sous contrôle de l'Iran.
Levée de certaines sanctions
Selon CBS News, la dernière proposition prévoit le dégel de certains actifs iraniens dans des banques étrangères. L'agence Tasnim rapporte que Washington s'engagerait à lever les sanctions pétrolières iraniennes pendant les négociations, permettant à l'Iran de vendre son pétrole sans restrictions.
Question nucléaire non résolue
L'accord ne règle pas la question centrale du désarmement nucléaire iranien. Esmaïl Baghaï, porte-parole iranien, a précisé que le dossier nucléaire ne fait pas partie de l'accord actuel, mais sera abordé dans un prochain cycle de négociations dans les semaines ou mois à venir. Marco Rubio a déclaré que l'accord pourrait conduire à un processus éliminant la menace d'une arme nucléaire iranienne.
La situation au Liban
D'après l'agence Tasnim, l'accord inclut une clause sur la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Israël mène des raids dans le sud du pays malgré le cessez-le-feu avec le Hezbollah. Cette clause exigerait qu'Israël mette fin à la guerre au Liban. Le Hezbollah a affirmé que l'Iran ne l'abandonnerait pas.
Calendrier et perspectives
Selon CBS News, la dernière proposition prévoit la poursuite des négociations pendant 30 jours supplémentaires, délai également rapporté par le Wall Street Journal. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur, a déclaré espérer accueillir prochainement la prochaine séance de négociations. Une première réunion infructueuse s'était tenue à Islamabad le 11 avril.
En attendant, les menaces persistent. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a promis une réponse « écrasante » si les États-Unis reprenaient la guerre. Donald Trump a menacé de faire « exploser » l'Iran si aucun accord n'était trouvé.



