Dans le podcast « Charles Biétry, son dernier match », l'ancien directeur des sports de Canal+ livre un témoignage poignant sur son combat contre la maladie de Charcot, qui touche près de 8 000 personnes en France. À 82 ans, il refuse de se laisser définir par sa pathologie. Grâce à une intelligence artificielle reconstituant sa voix à partir d'archives sonores, il s'entretient avec Nathalie Iannetta, directrice des sports de Radio France, qui a débuté sa carrière à ses côtés.
Un quotidien transformé par la maladie
Charles Biétry raconte son quotidien depuis l'annonce du diagnostic. Entouré de ses proches, il décrit les difficultés progressives : perte de la parole, limitations motrices. Malgré cela, il conserve un esprit combatif. « Le patient pourrait choisir sa mort, le médecin pourrait choisir de l'aider ou non. Cela s'appelle la liberté », déclare-t-il dans le podcast, défendant le droit de choisir sa fin de vie dans la dignité.
Une loi historique pour l'aide à mourir
Le 15 juillet, l'Assemblée nationale a adopté une loi créant un droit à l'aide à mourir. Cette avancée législative est cruciale pour Biétry, qui souhaite partir décemment dans sa maison de Carnac. « Les députés ont changé le cours de ma mort », a-t-il écrit sur X. Il adresse un message d'espoir à ceux qui souffrent de maladies incurables : « Ne vous découragez pas, le soleil va luire demain. »
Un format intime en quatre épisodes
Le podcast, produit par France Inter, se compose de quatre épisodes de 12 minutes chacun. Il mêle archives personnelles et échanges à cœur ouvert. Nathalie Iannetta, ancienne collaboratrice de Biétry, mène l'entretien avec une tendresse professionnelle. Ce témoignage s'inscrit dans un contexte où le débat sur la fin de vie reste vif en France, mais où la récente loi marque une étape significative.
Charles Biétry devient ainsi l'un des visages de cette lutte. Son parcours, de patron des sports à militant pour la dignité, illustre la résilience face à l'adversité. Le podcast est disponible sur Radio France et France Inter.



