Marins-pêcheurs à bout : la colère gronde face au prix du carburant
Marins-pêcheurs à bout : la colère gronde face au carburant

Les marins-pêcheurs, notamment à Frontignan, sont en première ligne d'un mouvement de colère qui pourrait s'étendre. Ils ne veulent plus de « chèques » ponctuels, mais réclament qu'on leur « lâche les filets » pour vivre de leur travail. La hausse colossale du prix des carburants, liée aux crises internationales, est au cœur de leurs revendications.

Un mouvement précurseur

Les travailleurs sont à bout, et les marins-pêcheurs en sont la tête de pont. Selon Stéphanie Mayol, journaliste, ces derniers pourraient être les précurseurs de mouvements plus larges. « Ceux qui nous nourrissent le disent : ils ne veulent pas seulement de ces fameux et énièmes chèques », écrit-elle. Ils réclament simplement de vivre de leur dur labeur, sans entraves.

Les entraves européennes et la crise internationale

Les marins-pêcheurs pointent du doigt les « entraves » d'une Europe paradoxalement proactive dans la préservation de la ressource halieutique. Les normes, les quotas et l'encadrement à outrance font oublier ce que l'UE apporte, in fine. Mais face à une crise internationale qui a amené une hausse colossale du prix des carburants, la question se pose : que ferions-nous, seuls ? La situation en mer Rouge, le blocage du détroit d'Ormuz et de Bab-el-Mandeb par les Houthis pro-Iraniens, ainsi que l'embargo sur les hydrocarbures russes, ont fait flamber le coût à la pompe.

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Une réaction présidentielle inédite

Le Président français a réagi en conviant ce vendredi matin à l'Élysée les chefs des partis représentés au Parlement (ou leur candidat à la présidentielle), ainsi que les responsables militaires et du renseignement. Un fait rare, voire inédit. Devant une géopolitique éruptive et de multiples appels à manifester, le pays est « assis sur un baril de poudre ». L'arrivée du budget, dont des pistes ont été dévoilées ce jeudi soir, risque de faire craquer l'allumette à 8 mois de la présidentielle. Il n'y a plus d'espoir ? Ou n'est-il jamais trop tard ? Espérons que la deuxième option soit la bonne.

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