Manifestations massives aux États-Unis contre la politique de Trump
Manifestations massives contre Trump aux États-Unis

Une mobilisation historique contre le président américain

Des millions de citoyens américains, rejoints par des personnalités publiques de premier plan, ont envahi les rues du pays samedi dernier. Ils exprimaient leur opposition ferme à la politique migratoire et aux engagements militaires du président Donald Trump. Le mouvement No Kings (« Pas de rois ») a revendiqué une affluence record pour cette troisième journée de mobilisation contre le républicain en l'espace d'une année.

Des chiffres impressionnants et une croissance notable

Selon les organisateurs, au moins huit millions de protestataires ont participé à plus de 3 300 cortèges à travers le territoire national. Cela représente une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, qui avait eu lieu en octobre dernier. Les autorités américaines, quant à elles, ne fournissent aucun chiffre officiel concernant cette manifestation d'ampleur.

Le mouvement s'est affirmé comme le plus important fédérateur de contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche. Des pancartes arborant des messages antiguerre et des symboles de paix étaient visibles dans les rues de Minneapolis, Philadelphie ou Boston. Cette mobilisation intervient après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l'approche des élections de mi-mandat prévues en novembre.

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Des célébrités en première ligne

Des figures emblématiques comme la légende du rock Bruce Springsteen ou l'acteur Robert De Niro, farouche critique de Donald Trump, ont pris part aux défilés. À New York, Robert De Niro a ouvert la marche devant des dizaines de milliers de personnes. Il a déclaré : « D'autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n'a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. […] Il faut l'arrêter. »

Dans le Minnesota, Bruce Springsteen a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite en hommage à deux Américains tombés sous les balles d'agents fédéraux lors d'opérations de la police de l'immigration. Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a remercié la population de s'être opposée à un « dictateur en herbe » comme Donald Trump.

Des témoignages poignants et une colère grandissante

Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans venu manifester à Atlanta, a expliqué : « Nous estimons que la Constitution est menacée de multiples façons. La situation n'est pas normale, pas acceptable. C'est pourquoi nous sommes ici, pour aider à garder les gens en sécurité et veiller à ce que leur voix soit entendue. »

À Washington, Robert Pavosevich, 67 ans, estime que Donald Trump « ne fait que mentir ». Il ajoute : « Je pense que de plus en plus de gens sont en colère, et je pense que les choses vont doucement changer. » Pendant ce temps, le président américain jouait au golf dans son club privé de Floride.

Un écho international et des perspectives électorales

De l'autre côté de l'Atlantique, des rassemblements de soutien ont également eu lieu à Rome, Amsterdam, Madrid ou Athènes. Bernie Sanders, ancien candidat à l'investiture démocrate, a pris la parole à Minneapolis pour dénoncer un président qu'il qualifie de « menteur pathologique, kleptocrate et narcissique ».

Gina Bilotta-Racelis, une septuagénaire, dénonce la guerre au Moyen-Orient déclenchée sans l'aval du Congrès. Elle prédit : « Je pense qu'ils vont perdre les élections de mi-mandat. Si on suit les sondages, on voit que c'est en train d'arriver, jour après jour. » Sur les marches du Capitole de l'État du Minnesota, une grande bannière résumait l'état d'esprit général : « La Révolution débute au Minnesota ».

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