L'administration Trump a annoncé une nouvelle règle controversée concernant l'obtention de la carte verte, le permis de résidence permanente aux États-Unis. Désormais, les candidats devront retourner dans leur pays d'origine pour déposer leur demande. Cette décision, dévoilée le 23 mai 2026, marque un durcissement significatif de la politique migratoire américaine.
Un changement radical de procédure
Jusqu'à présent, les demandeurs de carte verte pouvaient soumettre leur dossier depuis le territoire américain, à condition d'avoir un statut légal. La nouvelle règle impose un retour au pays d'origine, ce qui allonge considérablement les délais et complexifie les démarches. Selon les services d'immigration, cette mesure vise à réduire les fraudes et à garantir que seuls les candidats éligibles obtiennent le statut de résident.
Réactions mitigées
Les associations de défense des immigrés dénoncent une mesure inhumaine et discriminatoire. « Forcer des personnes à quitter le pays, souvent au prix de ruptures familiales et professionnelles, est une cruauté inutile », a déclaré Maria Gonzalez, porte-parole d'une ONG. En revanche, les partisans de la réforme estiment qu'elle renforce la souveraineté nationale et protège les travailleurs américains.
Impact sur les demandeurs
De nombreux candidats, déjà installés aux États-Unis depuis des années, se retrouvent dans une situation précaire. Juan Perez, un ingénieur mexicain vivant à Houston, témoigne : « J'ai construit ma vie ici. Retourner au Mexique pour une demande administrative mettrait en péril mon emploi et la scolarité de mes enfants. » La mesure pourrait également affecter des secteurs économiques dépendants de la main-d'œuvre immigrée, comme la technologie et l'agriculture.
Contexte politique
Cette annonce intervient à quelques mois des élections de mi-mandat, où l'immigration est un thème central. Donald Trump, en campagne pour un retour au pouvoir, durcit son discours. « Nous devons protéger nos frontières et nos lois », a-t-il affirmé lors d'un meeting. Les démocrates dénoncent une instrumentalisation politique et promettent de contester la mesure en justice.
La mise en œuvre de cette règle est prévue dans les prochains mois, sous réserve de recours juridiques. Les experts prévoient une baisse significative des demandes de carte verte, ce qui pourrait réduire l'immigration légale de plus de 30 %.



