Une mobilisation pour la Journée internationale contre la discrimination raciale
Samedi 21 mars, à Saintes, une manifestation a été organisée place Foch, devant le palais de justice, à l'appel de plusieurs syndicats et collectifs. Cet événement s'inscrivait dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, créée en 1966 par l'Assemblée générale des Nations unies. La date du 21 mars commémore le massacre de Sharpeville, survenu en 1960 en Afrique du Sud sous l'Apartheid, où la police a abattu 69 personnes protestant pacifiquement contre les passeports raciaux.
Une soixantaine de participants pour dénoncer le racisme
La manifestation a réuni environ soixante personnes, venues exprimer leur rejet du racisme et de la xénophobie. Agathe Morin, membre de l'union locale de la CGT, a souligné : « Le rejet des étrangers représente tous les maux de la société ». Un représentant de la FSU a ajouté : « Le racisme est un délit, pas une opinion », rappelant ainsi la dimension juridique de cette lutte.
Inquiétudes face à la montée de l'extrême droite
Bernard Toussaint, représentant du Mouvement pour la paix, absent ce samedi mais dont le discours a été lu, a exprimé ses préoccupations : « Avec l'accélération de la montée de l'extrême droite, le fond de l'air est brun. Il faut reconstruire les mobilisations de masse et vite ! ». Cette déclaration met en lumière les craintes des organisateurs quant à la progression des idées d'extrême droite et la nécessité d'une réponse collective urgente.
Cette mobilisation, bien que modeste en nombre, symbolise l'engagement continu des acteurs locaux contre les discriminations raciales. Elle rappelle l'importance de la mémoire historique, comme celle de Sharpeville, et appelle à une vigilance accrue dans un contexte politique tendu.



