Arlette Testyler, l'une des dernières survivantes de la rafle du Vélodrome d'Hiver (Vel' d'Hiv) de juillet 1942, est décédée à l'âge de 92 ans, a annoncé sa famille dimanche 14 juin. Née en 1934, elle avait été arrêtée avec sa mère et sa sœur lors de cette rafle, la plus grande arrestation massive de Juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale.
Un témoignage inlassable
Après la guerre, Arlette Testyler avait fait de la transmission de la mémoire son combat. Pendant des décennies, elle est intervenue dans les écoles, les collèges et les lycées pour raconter son histoire. « Elle considérait qu'il était de son devoir de témoigner pour ceux qui n'avaient pas survécu », a confié l'un de ses proches. Son récit poignant, marqué par la séparation d'avec sa mère et sa sœur, déportées à Auschwitz, a touché des générations d'élèves.
Un hommage national attendu
Le président de la République a salué la mémoire d'une « femme courageuse, incarnation de la résilience et du devoir de mémoire ». Un hommage national devrait lui être rendu dans les prochains jours. Les associations de mémoire de la Shoah ont également exprimé leur tristesse, soulignant que « chaque témoin qui disparaît est une page d'histoire qui se tourne ».
Arlette Testyler était l'une des dernières survivantes de cette rafle, qui a vu près de 13 000 Juifs arrêtés et parqués dans des conditions inhumaines au Vélodrome d'Hiver, avant d'être déportés vers les camps d'extermination. Son décès rappelle l'urgence de préserver la mémoire de la Shoah face à la disparition progressive des derniers témoins directs.



