Ukraine : reconquête territoriale, enquête sur des assassinats et boycott paralympique
Ukraine : reconquête, enquête et boycott paralympique

Ukraine : le point sur la situation au 1.457e jour du conflit

Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa quatrième année, plusieurs développements majeurs ont marqué cette fin de semaine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait des déclarations importantes concernant la contre-offensive, tandis que des arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête sur des projets d'assassinats. Par ailleurs, la question de la participation russe aux Jeux paralympiques continue de susciter des tensions.

La reconquête territoriale se poursuit

Dans une interview accordée à l'AFP, Volodymyr Zelensky a affirmé que l'Ukraine avait repris ces derniers jours de larges portions de territoire aux forces russes dans le sud du pays. « À ce jour, 300 km² ont été libérés dans cette contre-offensive toujours en cours », a déclaré le président ukrainien, à quelques jours du quatrième anniversaire de l'invasion russe.

Les négociations directes entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, continuent de buter sur la question épineuse du Donbass. Ce grand bassin industriel dans l'est du pays est aujourd'hui presque entièrement occupé par les forces russes, et Kiev se refuse catégoriquement à l'abandonner.

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« Les Américains comme les Russes disent que si vous voulez que la guerre se termine demain, sortez du Donbass », a affirmé Zelensky, estimant que Washington fait davantage pression sur l'Ukraine car elle se trouve « dans une position plus difficile ».

Selon le président ukrainien, les États-Unis « voient cela comme la solution au problème », tandis que pour la Russie, c'est une façon « de prendre le Donbass rapidement sans perdre d'hommes ». Zelensky insiste sur la nécessité d'obtenir d'abord des garanties de sécurité de la part de Washington avant d'envisager des compromis avec Moscou.

Enquête sur des projets d'assassinats : 10 suspects arrêtés

Dans un autre développement, 10 suspects ont été arrêtés en Ukraine et en Moldavie dans le cadre d'une enquête sur des projets d'assassinats de hauts responsables. Selon les informations révélées ce vendredi, la Russie aurait promis de payer jusqu'à 100 000 dollars pour ces meurtres commandités.

Le procureur général ukrainien a déclaré : « Dans le cadre du travail d'une équipe d'enquête conjointe des forces de l'ordre ukrainiennes et moldaves, a été identifié un groupe organisé qui préparait les assassinats commandités de citoyens ukrainiens connus et d'étrangers ».

Les opérations ont permis de mener une vingtaine de perquisitions et de saisir de l'argent, des armes, des explosifs et des moyens de communication. Sept suspects ont été interpellés en Ukraine, et trois autres – dont le coordinateur présumé du groupe – ont été arrêtés en Moldavie.

L'Ukraine avait précédemment accusé la Russie de fomenter des assassinats de hauts responsables, ciblant notamment le président Zelensky et le chef des services de renseignement.

Déclaration conjointe sur la sécurité européenne

Parallèlement, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et le Royaume-Uni ont exprimé leur détermination à « assumer une plus grande responsabilité » dans la sécurité de l'Europe. Dans une déclaration conjointe publiée vendredi, leurs ministres et vice-ministres de la Défense ont affirmé leur volonté d'œuvrer à une « Otan plus européenne ».

« L'Otan demeure la pierre angulaire de la défense collective, et nous sommes prêts à assumer une plus grande responsabilité pour la sécurité de l'Europe », ont-ils indiqué à l'issue de leur rencontre à Cracovie, dans le sud de la Pologne.

Ces pays s'engagent à « renforcer davantage la dissuasion et la défense » afin de « prévenir une éventuelle agression de la Russie et à garantir la capacité de répondre à un large éventail de menaces ».

Cette déclaration intervient alors que les alliés de l'Otan se sont engagés, lors du sommet de La Haye en 2025, à élever leurs dépenses de défense et de sécurité à 5 % de leur Produit intérieur brut (PIB) national.

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Boycott des Jeux paralympiques par l'Ukraine et la Tchéquie

Sur le front sportif, l'Ukraine et la République tchèque ont annoncé vendredi que leurs athlètes boycotteraient la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques de Milan-Cortina, prévue le 6 mars à Vérone. Cette décision vise à protester contre la participation des sportifs russes et bélarusses sous leur drapeau national.

Jeudi soir, le Comité paralympique ukrainien avait été le premier à prendre cette décision hautement symbolique. « L'équipe paralympique et le Comité national paralympique boycottent la cérémonie d'ouverture et exigent que le drapeau ukrainien ne soit pas utilisé », avait déclaré l'instance.

Vendredi, le Comité paralympique tchèque a emboîté le pas. « Notre opinion est restée ferme et inchangée depuis le début, nous désapprouvons la participation des Russes et des Bélarusses aux Jeux », a justifié l'autorité tchèque. « Nous avons toujours été opposés à leur retour sous quelque forme que ce soit. Tant que l'agression contre l'Ukraine se poursuit, les athlètes russes et bélarusses n'ont pas leur place dans les événements internationaux. »

Ces développements illustrent la complexité et la multiplicité des fronts sur lesquels se joue le conflit ukrainien, alors que le pays entre dans sa quatrième année de résistance face à l'invasion russe.