Guerre en Ukraine : Démenti sur des préparatifs pour trois ans de conflit supplémentaire
Ukraine : Démenti sur trois ans de guerre supplémentaire

Démenti officiel sur des préparatifs pour une guerre prolongée

Le conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Dmytro Lytvyn, a catégoriquement démenti vendredi des allégations selon lesquelles le chef de l'État aurait discuté avec ses proches collaborateurs de la nécessité de se préparer à « trois années supplémentaires de guerre ». Ces affirmations, largement reprises par des chaînes Telegram prorusses, proviendraient d'une intervention du journaliste Boyan Pancevski, correspondant du Wall Street Journal.

Selon les déclarations de Dmytro Lytvyn à la presse, aucune conversation de ce type n'a eu lieu avec les conseillers du président. Le conseiller a également nié toute « négativité » concernant l'état des négociations de paix et le fait de s'être vu confier une mission préparant à trois années de conflit supplémentaire. « Ce n'est qu'un faux », a-t-il affirmé.

Contexte des allégations

Jeudi, le journaliste Boyan Pancevski avait évoqué dans un podcast une réunion convoquée par Volodymyr Zelensky avec son cabinet privé. Lors de cette rencontre, le président ukrainien aurait, selon ces déclarations, informé ses plus proches collaborateurs que les négociations avaient pratiquement échoué et qu'il fallait désormais élaborer un plan pour trois années de guerre supplémentaires. Le Wall Street Journal avait par ailleurs rapporté dans un article du 19 février qu'il n'y avait « pas de cessez-le-feu en vue », citant des représentants européens estimant que la guerre pourrait durer encore une à trois années.

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Développements militaires et diplomatiques

Attaques russes et pertes civiles

Sur le terrain, les hostilités se poursuivent avec intensité. Une attaque de drones russes a fait un mort et deux blessés dans l'oblast de Kharkiv, provoquant d'importants dégâts dans un entrepôt civil. Dans l'oblast de Zaporijia, près de 41 000 personnes ont été privées d'électricité après une attaque nocturne, avec 8 000 consommateurs toujours sans courant en matinée.

Le ministère russe de la défense a revendiqué la prise de plusieurs villages ukrainiens au cours de la semaine écoulée, notamment dans les oblasts de Soumy et de Zaporijia. Parallèlement, les forces russes ont attaqué un site de Naftogaz dans l'oblast de Poltava, déclenchant un incendie selon le PDG de la compagnie pétrolière et gazière nationale.

Initiatives internationales de soutien

Plusieurs pays occidentaux ont annoncé des mesures de soutien significatives à l'Ukraine :

  • La Suède a dévoilé une aide militaire de 12,9 milliards de couronnes (1,2 milliard d'euros) axée principalement sur les capacités de défense aérienne.
  • Un accord a été conclu pour allouer plus de 600 millions d'euros au secteur énergétique ukrainien, avec des contributions au fonds de soutien à l'énergie et des programmes d'aide spécifiques.
  • La France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et le Royaume-Uni ont lancé l'initiative « Low-Cost Effectors and Autonomous Platforms (LEAP) » pour développer des systèmes de défense aérienne à bas coût contre la menace des drones.

Développements diplomatiques

Sur le front diplomatique, plusieurs annonces importantes ont été faites :

  1. L'Union européenne a réaffirmé sa volonté d'ouvrir « dès que possible » les négociations sur une adhésion de l'Ukraine.
  2. Emmanuel Macron et Keir Starmer coprésideront mardi une réunion de la « coalition des volontaires » en soutien à l'Ukraine, à l'occasion du quatrième anniversaire de l'invasion russe.
  3. Un accord a été conclu pour organiser un prochain cycle de négociations de paix entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie, selon le ministre ukrainien des affaires étrangères Andrii Sybiha.

Position ukrainienne sur les compromis

Volodymyr Zelensky a réitéré sa position concernant d'éventuels compromis dans le conflit. Dans un entretien avec l'agence de presse japonaise Kyodo News, le président ukrainien a déclaré que son pays était « prêt » à faire des compromis « mais pas au détriment de [son] indépendance et de [sa] souveraineté ». Il a fermement rejeté les demandes russes de concessions territoriales, qualifiant ces propositions d'« ultimatums » plutôt que de compromis.

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Le commandant de la garde nationale ukrainienne, Oleksandr Pivnenko, a pour sa part estimé que l'Ukraine pouvait « encore se battre pendant quelques années », citant l'aide des pays européens et des États-Unis. Il a cependant souligné que « tuer de plus en plus de Russes ne mettra pas fin à la guerre », appelant à une pression économique sur l'adversaire.

Autres développements notables

Plusieurs autres événements marquent l'actualité du conflit :

  • L'Ukraine a affirmé avoir déjoué des projets d'assassinats de hauts responsables par la Russie, avec l'arrestation de dix suspects en Ukraine et en Moldavie.
  • La Pologne a annoncé qu'elle utiliserait des mines antipersonnel pour se défendre contre la menace russe, se retirant officiellement de la convention d'Ottawa.
  • L'Ukraine et la République tchèque boycotteront la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques 2026 pour protester contre la participation des athlètes russes et biélorusses.
  • Les familles de 35 Kényans enrôlés de force dans l'armée russe ont exigé leur rapatriement, au lendemain de la présentation d'un rapport sur plus de 1 000 citoyens piégés dans le conflit.

Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, les pertes humaines continuent de s'accumuler. La première dame ukrainienne Olena Zelenska a révélé que 684 enfants ukrainiens avaient été tués depuis le début de la guerre et « plus de 2 000 autres ont été blessés ». Volodymyr Zelensky a quant à lui souligné l'acharnement des combats, affirmant que les Russes « sacrifient 156 hommes pour s'emparer d'un kilomètre de notre territoire ».