Deux semaines après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran, l'armée américaine a mené une onzième nuit consécutive de frappes sur le territoire iranien, dans la nuit de mardi à mercredi. Selon le commandement central américain (Centcom), ces bombardements visent à réduire la capacité de Téhéran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz.
Trump assure que le conflit est loin d'être terminé
Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis poursuivraient leurs opérations militaires contre l'Iran, estimant que le conflit était encore loin d'être terminé. « Nous sommes loin d'en avoir fini », a-t-il affirmé devant la presse à la Maison-Blanche. Selon lui, mettre fin aux frappes permettrait à Téhéran de reconstituer ses capacités en « 20 à 25 ans ».
Le président américain a également menacé d'attaquer « très bientôt » un complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre du pays. En réponse, le commandement des forces armées iraniennes, Khatam al-Anbiya, a affirmé que Téhéran frappera tous les intérêts américains et de leurs alliés au Proche-Orient si cette menace est mise à exécution.
Le Pentagone demande 67 milliards de dollars supplémentaires
Le coût de la guerre en Iran pour les États-Unis pourrait atteindre 37,5 milliards de dollars d'ici à la fin septembre, contre une estimation précédente de 29 milliards, a annoncé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth. Auditionné au Sénat, il a défendu cette réévaluation en soutenant la demande de l'administration Trump d'allouer 67 milliards de dollars supplémentaires au Pentagone.
Marco Rubio met en garde contre un précédent dangereux
Le secrétaire d'État Marco Rubio a estimé qu'autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un « dangereux précédent ». « Si nous créons un précédent au Moyen-Orient où un État-nation peut décider de contrôler une voie navigable internationale, faire payer un péage et faire exploser des bateaux si l'on ne paie pas, nous créerons un très dangereux précédent qui se répétera dans d'autres parties du monde, y compris dans cette région », a-t-il déclaré lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Manille, aux Philippines.
Menaces sur la mer Rouge et les Houthis
Donald Trump a également affirmé mardi que les États-Unis réagiraient si les rebelles houthis, alliés de l'Iran, tentaient de bloquer le trafic maritime en mer Rouge. « Jusqu'ici ça n'est pas arrivé. Ça pourrait, mais on s'occupera de ça », a déclaré le président américain. Il a rappelé les précédentes opérations américaines contre le groupe yéménite : « On a fait ça avec les Houthis auparavant et on n'a pas entendu parler d'eux depuis quelque temps. »
Impact sur le pétrole mondial
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a averti mardi que les tensions autour du détroit d'Ormuz renforçaient les inquiétudes sur l'approvisionnement mondial en pétrole. Son directeur, Fatih Birol, a toutefois souligné l'existence de plusieurs facteurs susceptibles d'atténuer les risques.



