Trump prolonge de trois semaines le cessez-le-feu au Liban
Trump prolonge de 3 semaines le cessez-le-feu au Liban

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi 23 avril 2026 une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, au moment où les efforts pour parvenir à un accord avec l'Iran sont au point mort. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré : « Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES. » Cette décision fait suite à une nouvelle réunion entre des représentants des deux pays à Washington.

Une trêve fragile mais salutaire

En vigueur depuis le 17 avril, la trêve devait initialement s'achever dimanche. Elle a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2 400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars. Donald Trump a assuré que les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l'aider à se protéger contre le Hezbollah ». L'organisation chiite, qui a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, a rejeté ces pourparlers et poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où Israël entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements. Ces derniers ont tué deux journalistes libanaises ce mercredi. Le Hezbollah a annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d'Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l'armée israélienne.

Perspectives de rencontre entre dirigeants

Malgré ces tensions, Donald Trump a dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent « dans les semaines à venir ». Le président libanais, qui a jusqu'à présent écarté la perspective d'une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d'Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah. Les Vingt-Sept ont fait savoir qu'ils entendaient évoquer « la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban » et entretenir un « dialogue intensif » avec les États de la région.

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Guerre contre l'Iran : impasse économique et militaire

Près de deux mois après son déclenchement le 28 février par Israël et les États-Unis, la guerre contre l'Iran continue de peser sur les marchés de l'énergie et sur l'économie mondiale, malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril. Le trafic est à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie, avec le WTI à plus de 97 dollars et le Brent de la mer du Nord à près de 107 dollars.

Pression sur Téhéran

Donald Trump a assuré que le temps jouait contre Téhéran à mesure que se réduisent ses exportations de pétrole. « J'ai tout le temps du monde, mais ce n'est pas le cas de l'Iran », a-t-il écrit jeudi sur Truth Social. Washington maintient une pression militaire, avec l'arrivée dans la région d'un troisième porte-avions, le George HW Bush. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a dit n'attendre que le feu vert des États-Unis pour reprendre les frappes. Donald Trump a cependant assuré ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, dont il avait menacé début avril d'« éteindre » la civilisation. « Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle ? », a-t-il déclaré en réponse à une question de journaliste à la Maison Blanche.

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Divisions iraniennes et état de santé du guide suprême

Une première session de discussions irano-américaines au Pakistan le 11 avril s'était soldée par un échec. Donald Trump a avancé des « divisions » au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l'ajournement sine die d'un second round qui avait été prévu cette semaine. En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d'unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux « un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin ». Alors que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei n'est pas apparu publiquement depuis qu'il a succédé à son père Ali Khamenei - tué aux premières heures de la guerre - le New York Times a affirmé jeudi, citant des responsables iraniens sous couvert d'anonymat, qu'il avait été « grièvement blessé », notamment brûlé au visage, mais restait « vif d'esprit et actif ».