Gard : un cuisinier condamné pour violentes violences conjugales
Gard : cuisinier condamné pour violences conjugales

Un cuisinier de 42 ans a été condamné jeudi 6 août à douze mois d'emprisonnement avec sursis probatoire par le tribunal judiciaire d'Alès pour des violences conjugales commises dans un camping du nord du Gard. Les faits se sont déroulés mardi 4 août alors que le couple était en vacances. La victime, sourde et muette, a alerté les secours via le numéro d'urgence 114.

Une dispute alcoolisée dégénère

Selon l'enquête, la dispute a éclaté après des problèmes de véhicule. Le quadragénaire, qui avait consommé de l'alcool, a pris le volant sans permis, conduisant dangereusement avant que sa compagne ne reprenne la conduite. De retour au camping, la situation a dégénéré. La victime a décrit une scène d'une extrême violence : il l'a saisie par le cou, projetée au sol contre des pierres, frappée, puis a jeté une bonbonne de gaz dans la voiture. Malgré ses appels au secours, personne n'est intervenu.

Des excuses et des souvenirs flous

À la barre, le prévenu a reconnu les violences, évoquant des "vagues souvenirs" et affirmant avoir "perdu pied". Interrogé sur les causes de cette explosion, il a répondu : "Je pense que c'est par rapport à l'alcool, il y en avait beaucoup et le soleil." Il a ajouté : "J'ai très très mal agi. Je n'ai pas d'excuse." Son casier judiciaire révèle une condamnation en 2016 pour des violences sur la mère de son fils, avec une partie du sursis révoquée en 2021. Il a également expliqué vivre difficilement l'absence de son enfant, qu'il ne voit plus depuis deux ans.

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Des réquisitions fermes

La substitute du procureur, Sandrine Fabre, a qualifié les faits "d'extrême gravité", soulignant que "sans les réflexes de la victime, il aurait pu la tuer". Elle a dénoncé une tendance à "se voiler la face pour éviter le fond du problème". L'avocate de la défense, Me Olivia Betoe Schwerdorffer, a plaidé pour un accompagnement plutôt qu'un emprisonnement ferme, mettant en avant le contexte personnel difficile et l'insertion professionnelle de son client.

Une peine avec obligations

Le tribunal a condamné le cuisinier à douze mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d'obligations : suivre des soins, effectuer un stage de sensibilisation, payer les sommes dues au Trésor public, indemniser la victime à hauteur de 2 000 euros et respecter une interdiction totale de contact avec elle ou de paraître à son domicile. La victime, absente, avait réclamé 2 000 euros de dommages et intérêts et la restitution d'un double de ses clés. Avant de lever l'audience, le président Vincent Edel a lancé un avertissement : "Les cartes sont dans vos mains."

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