Un militant sahraoui, détenu au Sahara occidental, entame sa sixième semaine de grève de la faim pour protester contre son arrestation arbitraire. Selon l'Association sahraouie des droits de l'homme (ASDH), l'homme, identifié comme Mohamed Lamine Ould Ahmed, a entamé sa grève le 12 juin dernier. Il réclame sa libération et dénonce les conditions de sa détention.
Un acte de protestation dans l'indifférence générale
Le militant, âgé de 45 ans, a été arrêté le 10 juin à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental, alors qu'il participait à une manifestation pacifique. Il est accusé d'atteinte à l'ordre public par les autorités marocaines, qui contrôlent la région. L'ASDH a dénoncé une arrestation arbitraire et a appelé la communauté internationale à intervenir.
« Il est en danger de mort. Sa grève de la faim est un appel au secours que personne n'écoute », a déclaré un porte-parole de l'ASDH. L'organisation a également signalé que le militant n'a reçu aucune visite médicale depuis le début de sa grève.
Un conflit oublié
Le Sahara occidental est un territoire contesté entre le Maroc et le Front Polisario, qui revendique son indépendance. Le conflit, qui dure depuis 1975, a été largement ignoré par la communauté internationale. Les Nations unies tentent de relancer les négociations, mais sans succès.
Selon un rapport de l'ONU de 2023, plus de 500 prisonniers politiques seraient détenus au Sahara occidental. Les conditions de détention sont souvent dénoncées par les organisations de défense des droits humains.
Un appel à la mobilisation
Des militants des droits de l'homme ont appelé à une mobilisation internationale pour soutenir Mohamed Lamine Ould Ahmed. Une pétition en ligne a recueilli plus de 10 000 signatures en une semaine. « Nous demandons au Maroc de respecter le droit international et de libérer immédiatement ce prisonnier », a déclaré un représentant d'Amnesty International.
La grève de la faim de Mohamed Lamine Ould Ahmed intervient dans un contexte de tensions croissantes au Sahara occidental. En novembre 2023, le Front Polisario a repris les armes après avoir dénoncé la violation du cessez-le-feu par le Maroc.



