L'édition 2026 de Roland-Garros s'est achevée, laissant place au bilan de cette quinzaine. La domination de Mirra Andreeva, jeune Russe de 19 ans concourant sous bannière neutre, marque les esprits. Elle a remporté son premier titre du Grand Chelem en battant la Polonaise Maja Chwalinska en finale (6-3, 6-2).
Une cérémonie sans symbole russe
Lors de la remise des trophées, l'hymne russe n'a pas été joué et le drapeau russe n'a pas flotté dans le stade. Cette décision a suscité l'indignation de comptes prorusses sur les réseaux sociaux. Un internaute a écrit : « La France interdit l'hymne russe », dans un post vu plus de 50 000 fois. Un autre a dénoncé : « Honte à la France… », cumulant plus de 400 000 vues. François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), a accusé les organisateurs d'avoir agi « sur ordre de Macron ».
La règle de l'ITF, pas de la France
Ces affirmations sont fausses. La France et Emmanuel Macron ne sont pas responsables de cette absence. Les organisateurs du tournoi appliquent simplement le règlement de la Fédération internationale de tennis (ITF). Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, l'ITF interdit aux athlètes russes et biélorusses de concourir sous leurs couleurs nationales. Une participation sous bannière neutre est autorisée, mais « aucun insigne ou symbole national russe ou biélorusse, aucun drapeau, hymne national, ni aucun signe de patriotisme n'est autorisé », précise un communiqué de l'ITF daté du 9 mai 2022.
Maintien de la suspension malgré la levée du CIO
Le 7 mai 2026, le Comité international olympique (CIO) a levé ces restrictions. Mais dès le lendemain, l'ITF a confirmé le maintien de sa suspension, appliquée par les organisateurs de Roland-Garros.
Un drapeau russe interdit dans les tribunes
Un autre incident a fait réagir : un agent de sécurité a demandé à des spectateurs de ranger un drapeau russe. Des publications ont parlé de « censure ». Or, le règlement de l'édition 2026 interdit tout drapeau dont le plus grand côté dépasse 100 cm. De plus, « le personnel de sécurité peut refuser tout objet non listé s'il l'estime nécessaire », ce qui a été le cas lors de la cérémonie.



