Ramené à la raison par Donald Trump. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a renoncé dans la soirée du lundi 1er juin à lancer un raid majeur sur la capitale du Liban où se trouvaient les responsables du Hezbollah. Il a fait volte-face, a commenté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, ajoutant qu'il avait aussi obtenu du Hezbollah qu'il cesse les tirs sur Israël et ses soldats.
Un enjeu de taille pour Trump
Pour le chef de l'État américain, l'enjeu est de taille. Dans la foulée de l'annonce du revirement de son homologue israélien, le prix du pétrole a chuté. La référence internationale du prix du baril de pétrole, le Brent, qui était montée jusqu'à 126 dollars fin avril, est alors passée à 93,70 dollars.
La théorie et la pratique
Malgré les déclarations enjouées de Donald Trump, cette tendance pourrait s'inverser plus rapidement qu'espéré. Le soir même des promesses formulées par Israël, quatre morts causées par une attaque de l'État hébreu ont été recensés dans le sud du Liban, rapporte l'agence de presse nationale. De son côté, Benyamin Netanyahou a précisé que le Pentagone avait donné son accord pour que l'État hébreu frappe une partie du Liban dans le cas où le Hezbollah attaquait ses localités.
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Au même moment, outre-Atlantique, les responsables diplomatiques du Liban et d'Israël se sont réunis à Washington ce mardi 2 juin à l'occasion de la quatrième session de pourparlers afin d'entrevoir la fin du conflit dans la région. Le 17 avril, un cessez-le-feu avait déjà été obtenu entre l'Iran et Israël, mais avait largement été ébranlé par des attaques mutuelles entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de l'Iran.
Une décision difficile à assumer pour Netanyahou
Côté israélien, le Premier ministre et président du Likoud a toutefois dû essuyer des critiques de la part de ses compatriotes. D'abord, l'ancien Premier ministre, Naftali Bennett, a accusé Benyamin Netanyahou de perdre le contrôle de la souveraineté israélienne. Yair Lapid, le chef du parti de l'opposition, a quant à lui comparé Israël à un état vassal. Même le chef du parti centriste Yashar, Gadi Eisenkot, a qualifié cette situation d'historique en précisant, sur X, qu' il n'y a jamais eu de Premier ministre en Israël qui ait accepté une demande aussi humiliante.
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L'occasion était trop belle pour ses deux principaux opposants, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, qui avaient déjà annoncé, le 26 avril, leur collaboration en vue d'une alliance pour les prochaines élections législatives prévues en octobre. De quoi faire trembler le Premier ministre actuel, protégé par l'exercice de ses fonctions d'un arrêt de la Cour internationale pour les attaques orchestrées à Gaza à la suite des attaques terroristes du Hamas le 7 octobre.
Même son camp, l'extrême droite, ne l'a pas épargné. Son ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, l'a incité, toujours sur X, à se raviser et lui a rappelé qu'il fallait oser dire non au président Trump.



