Accord sur la phase 2 de la trêve à Gaza : désarmement du Hamas
Gaza : accord sur la phase 2 de la trêve avec désarmement

Le Hamas a annoncé, ce vendredi, être parvenu à un accord avec Israël sur la deuxième phase de leur trêve. Cet accord, qui pourrait mettre fin à un long épisode de violences, prévoit le désarmement du mouvement islamiste palestinien en échange d'un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza.

Un cadre intégré et interconnecté

Selon le Hamas, l'accord prévoit « le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza », lié à un désarmement du mouvement dans lequel Israël ne sera pas impliqué, et au déploiement d'une force internationale. « Il s'agit d'un cadre intégré dont les composantes doivent rester interconnectées », a déclaré à l'AFP Ghazi Hamad, membre de l'équipe de négociation du Hamas, ajoutant que les autres milices armées à Gaza doivent également être démantelées.

Le président américain Donald Trump a confirmé cette lecture en affirmant que l'accord prévoit « le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza ». Cette deuxième phase succède à un premier volet, achevé en janvier, qui avait permis la libération des derniers otages israéliens enlevés le 7 octobre 2023 lors de l'attaque du Hamas en Israël, en échange de Palestiniens détenus par l'État hébreu.

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Le Conseil de paix au cœur du dispositif

La mise en œuvre de cet accord repose en grande partie sur le « Conseil de paix », une institution créée en janvier par Donald Trump. Selon le Hamas, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organisme de technocrates palestiniens institué par ce même Conseil pour gérer la reconstruction de Gaza, sera la seule entité habilitée à dresser l'inventaire des armes et à les stocker.

Après le retrait israélien, une Force internationale de stabilisation (ISF), structure naissante qui doit regrouper des troupes multinationales sous l'égide du « Conseil de paix », collaborera « avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza », a affirmé le président américain. Le « Conseil de paix » a précisé que le NCAG « entamera bientôt une transition progressive vers l'exercice de l'autorité pleine et entière, soutenue par la Force internationale de stabilisation ».

Un calendrier à définir dans les prochains jours

Le Hamas a indiqué qu'il allait discuter des modalités de mise en œuvre avec les médiateurs – Égypte, États-Unis, Qatar, Turquie – et convenir d'un calendrier pour l'exécution de l'accord, ce qui selon lui prendra au moins deux semaines. Une réunion des médiateurs est prévue prochainement au Caire.

« Nous devons nous mettre d'accord sur chaque détail : la manière dont l'accord sera appliqué, le moment où il le sera et les mécanismes permettant sa mise en œuvre. C'est ce qui se passera dans les prochains jours », a expliqué Ghazi Hamad. De son côté, Israël n'a pas réagi dans un premier temps à l'annonce de l'accord par Donald Trump et le Hamas. « L'accord contient une disposition claire stipulant qu'Israël doit s'engager à respecter et à mettre en œuvre ses obligations. Si Israël n'applique pas l'accord, nous ne le ferons pas non plus », a prévenu le négociateur du Hamas.

Une situation toujours explosive sur le terrain

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve en octobre 2025, Israël continue de mener des frappes quasi-quotidiennes à travers la bande de Gaza, dont il contrôle plus de 60 %. Des dizaines de milliers de personnes vivent toujours sous des tentes dans le territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre. Au moins 1 214 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis l'annonce du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a dit avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza durant la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à la bande de Gaza empêchent l'AFP et de nombreux autres médias de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain.

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