Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré mercredi 22 juillet qu'il n'avait pas la capacité juridique d'arrêter le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, en dépit d'un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI).
Précisions sur la déclaration du maire
Interrogé par des journalistes, Mamdani a expliqué que les pouvoirs de la ville de New York ne lui permettaient pas d'exécuter un mandat de la CPI. « Je n'ai pas l'autorité pour ordonner une arrestation basée sur une décision de la CPI », a-t-il affirmé. Il a souligné que la politique étrangère et les questions de justice internationale relèvent du gouvernement fédéral, non des municipalités.
Contexte du mandat d'arrêt
La CPI a émis un mandat d'arrêt contre Netanyahou en novembre 2024 pour crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza. Depuis, plusieurs pays signataires du Statut de Rome ont exprimé leur intention de l'arrêter s'il se rend sur leur territoire. Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI, ce qui complique l'exécution du mandat sur leur sol.
Réactions et implications
La déclaration de Mamdani a suscité des réactions contrastées. Des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur déception, estimant que New York devait montrer l'exemple. En revanche, des responsables politiques israéliens ont salué une position « réaliste ». Selon un porte-parole de la CPI, « il est de la responsabilité de chaque État de coopérer avec la Cour », mais la mise en œuvre dépend des législations nationales.
Cette affaire met en lumière les limites de la justice internationale face à la souveraineté des États. Alors que Netanyahou doit se rendre à l'ONU en septembre, la question de son arrestation reste ouverte.



