Le Hamas exige la fin de l'agression israélienne et la levée du blocus pour tout accord sur Gaza
Hamas : conditions strictes pour tout accord sur Gaza

Le Hamas pose des conditions fermes pour l'avenir de Gaza

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a émis des exigences claires concernant tout futur arrangement politique relatif à la bande de Gaza. Dans un communiqué publié jeudi soir, l'organisation a insisté sur la nécessité d'un arrêt total de l'agression israélienne et de la levée du blocus comme préalables indispensables à toute discussion.

Des conditions non négociables

« Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression, de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple », a déclaré le Hamas. L'organisation souligne particulièrement le droit à la liberté et à l'autodétermination du peuple palestinien.

Cette prise de position intervient après la première réunion du « Conseil de paix » du président américain Donald Trump à Washington. Le Hamas a critiqué la tenue de cette réunion alors que, selon lui, « se poursuivent les crimes de l'occupation et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu ».

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Le Conseil de paix de Trump en action

Donald Trump a réuni jeudi pour la première fois son Conseil de paix, devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions financières et humaines pour la reconstruction de Gaza. Cette initiative survient après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas, les deux parties s'accusant mutuellement de violations quotidiennes.

Le Hamas appelle la communauté internationale et les participants au Conseil à prendre des mesures concrètes pour obliger Israël à :

  • Mettre fin à son agression
  • Ouvrir les points de passage
  • Laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions
  • Entamer immédiatement la reconstruction de Gaza

La position israélienne : démilitarisation d'abord

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza. « Nous sommes convenus avec notre allié, les États-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza », a affirmé le dirigeant israélien.

Absent à la réunion de Washington, Netanyahu était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar. Cette position crée un impasse manifeste entre les exigences du Hamas et les conditions israéliennes.

Des engagements internationaux substantiels

À Washington, Donald Trump a annoncé que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis « plus de sept milliards de dollars » pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Le général américain Jasper Jeffers, nommé commandant de la force internationale de stabilisation prévue par le plan Trump pour Gaza, a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes :

  1. L'Indonésie (qui assumera le rôle de commandant adjoint)
  2. Le Maroc
  3. Le Kazakhstan
  4. Le Kosovo
  5. L'Albanie

Ce plan a été endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies. La force internationale de stabilisation représente un élément clé de la stratégie américaine pour Gaza, mais son déploiement effectif dépendra largement de la résolution des divergences fondamentales entre les parties concernées.

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