Le naufrage d'un ferry sur le fleuve Essequibo au Guyana a fait au moins 53 morts, selon un dernier bilan provisoire communiqué par les autorités locales mercredi 22 juillet. Ce chiffre révisé à la hausse fait suite à la découverte de nouveaux corps dans les eaux du fleuve et le long des berges.
Un drame sur le fleuve Essequibo
Le ferry, qui transportait environ 200 passagers et membres d'équipage, a chaviré lundi soir alors qu'il naviguait entre les villes de Bartica et Georgetown. Les causes de l'accident restent encore inconnues, mais une enquête a été ouverte par les autorités guyaniennes. Selon des témoins, le bateau aurait heurté un objet flottant non identifié avant de sombrer rapidement.
Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent, avec l'aide de plongeurs et de bateaux de pêche locaux. Plus de 120 personnes ont été secourues, mais au moins 30 autres sont toujours portées disparues. Le bilan pourrait donc encore s'alourdir dans les prochains jours.
Une communauté en deuil
La nouvelle du naufrage a plongé le Guyana dans le deuil. Le président Irfaan Ali a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a promis que les responsables seraient tenus pour responsables. « C'est une tragédie nationale. Nous ferons tout notre possible pour retrouver les disparus et soutenir les familles touchées », a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.
De nombreux habitants de Bartica et de Georgetown se sont rassemblés près des rives pour suivre les opérations de secours. Des services religieux ont été organisés pour rendre hommage aux victimes.
Des questions sur la sécurité des ferries
Cet accident relance les débats sur la sécurité des transports fluviaux au Guyana. Les ferries sont un moyen de transport essentiel dans ce pays d'Amérique du Sud, où de nombreuses communautés sont isolées et dépendent des voies navigables. Selon des experts, de nombreux bateaux ne respectent pas les normes de sécurité de base, comme le nombre de gilets de sauvetage ou la capacité maximale de passagers.
L'Organisation maritime internationale (OMI) a proposé son aide au Guyana pour renforcer la sécurité maritime. Une mission d'évaluation pourrait être envoyée dans les prochaines semaines.



