Russie : effondrement de deux ponts ferroviaires, 7 morts et 66 blessés
Deux ponts s'effondrent en Russie : 7 morts, 66 blessés

Sept personnes ont perdu la vie et plusieurs dizaines ont été blessées dans l'effondrement d'un pont ferroviaire dans l'ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne. L'accident, survenu samedi soir dans la région de Briansk, a provoqué le déraillement d'un train de passagers. Un second pont s'est également effondré dans la nuit dans la région de Koursk, selon les autorités locales.

Un déraillement meurtrier à Pilchino-Vygonitchi

Le train N.86, qui reliait Klimov (région de Belgorod) à Moscou, a déraillé à 22h44 locales après l'effondrement du pont sur lequel il circulait. Le gouverneur de Briansk, Alexandre Bogomaz, a confirmé un bilan de sept morts et 66 blessés, dont trois enfants. Les secours ont été dépêchés sur place, et des ambulances ont été aperçues à la gare de Kiev à Moscou pour accueillir les blessés.

Une « interférence illégale » suspectée

La compagnie ferroviaire nationale a attribué l'effondrement à une « interférence illégale dans l'opération de transport », sans fournir plus de détails. Aucun lien officiel n'a été établi avec le conflit ukrainien, et Kiev n'a pas commenté l'incident. Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent un important éboulis recouvrant le train accidenté, ainsi que des secouristes en action.

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Un second pont s'effondre à Koursk

Dimanche matin, le gouverneur de la région de Koursk, Alexandre Khinshtein, a signalé l'effondrement d'un autre pont ferroviaire. Une locomotive a chuté sur l'autoroute en contrebas et a pris feu. Les conducteurs, dont le nombre n'a pas été précisé, ont été blessés et hospitalisés. La région de Koursk, comme Briansk et Belgorod, est frontalière de l'Ukraine.

Un contexte de sabotages récurrents

Des actes de sabotage contre les voies ferrées russes se sont multipliés ces derniers mois. Début avril, un jeune homme de 23 ans a été condamné à 14 ans de prison dans la région de Volgograd pour avoir incendié des infrastructures ferroviaires, un acte qualifié de pro-Ukraine. Dans la région de Saratov, deux hommes de 24 ans ont écopé de 14 et 12 ans de prison pour des faits similaires. La plupart de ces attaques sont menées par de jeunes individus, parfois mineurs. L'Ukraine ne commente généralement pas ces sabotages, mais peut s'en féliciter comme de ripostes légitimes aux offensives russes contre son propre réseau ferroviaire.

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