Coupe du Monde 2026 : l'ombre de Trump entre absence et scandale
Coupe du Monde 2026 : Trump, entre absence et scandale

Du début jusqu'à la fin, l'ombre de Donald Trump a plané sur la Coupe du Monde 2026. Sifflé dimanche soir lors de son entrée sur la pelouse du MetLife Stadium, près de New York, où il a remis le trophée à l'Espagne, il n'a pas hésité à s'attarder sous les projecteurs. Le président de la Fifa Gianni Infantino et le président des États-Unis Donald Trump tenant le trophée avant de le remettre à l'équipe espagnole, le 19 juillet 2026.

Une absence plus que remarquée

« J'irai, j'irai », avait promis Donald Trump le 10 juin, à la veille de l'ouverture de la compétition. Pourtant, il a brillé par son absence lors de ce mondial. Sur les 104 matchs disputés, il n'a assisté à aucun, pas même à ceux de l'équipe des États-Unis. Il n'a fait acte de présence qu'à la finale, le 19 juillet, en grande pompe. Pourtant, il avait fait de cette Coupe du Monde un élément central de son second mandat, du tirage au sort à Washington au « prix Fifa pour la paix » inventé pour lui, remis par Gianni Infantino, son grand ami qu'il a invité plus souvent au Bureau ovale que Benyamin Netanyahou ou Volodymyr Zelensky.

Le scandale Balogun : une ingérence inédite

Le 2 juillet, lors du match États-Unis-Bosnie-Herzégovine, l'attaquant américain Folarin Balogun a écopé d'un carton rouge pour avoir marché sur la cheville du joueur bosnien Tarik Muharemovic, entraînant une suspension automatique pour le prochain match. Donald Trump a alors contacté personnellement Gianni Infantino pour lui demander de réexaminer la sanction. La commission de discipline de la Fifa a modifié la suspension en « un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an », une décision inédite en plus de soixante ans de Coupe du Monde, suscitant la colère de l'UEFA. Trump s'est vanté d'être intervenu, mais les États-Unis ont été battus par la Belgique (1-4).

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le « photobomb » lunaire à la finale

Lors de la finale Argentine-Espagne, Trump est entré sur le terrain aux côtés d'Infantino sous les huées et les sifflets. Il a tenu à remettre le trophée à l'équipe gagnante, qu'il a fermement tenue avant de le donner à l'Espagne, reléguant Infantino au second plan. Il s'est ensuite attardé sur le podium, esquissant son célèbre déhanché pour figurer sur la photo, malgré les tentatives gênées d'Infantino pour le faire descendre. Cet épisode rappelle la finale de la Coupe du Monde des Clubs 2025, où Trump était resté de longues secondes aux côtés de Chelsea. Il a souhaité une nouvelle Coupe du Monde aux États-Unis « immédiatement », mais les éditions 2030 et 2034 sont déjà attribuées, ce qui ne pourrait être qu'en 2038, alors qu'il aura 92 ans.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale