Colombie: retour de l'ordre et de Dieu avec le nouveau président
Colombie: retour de l'ordre et de Dieu

Abelardo de la Espriella a prêté serment ce mardi comme nouveau président de la Colombie, marquant un tournant politique majeur. Dans son discours d'investiture, il a annoncé un retour à « l'ordre et à Dieu », promettant une politique de fermeté face à l'insécurité et une place prépondérante pour les valeurs religieuses dans la sphère publique.

Une victoire historique

De la Espriella, candidat conservateur, a remporté l'élection présidentielle avec 52,3 % des voix, battant son adversaire de gauche, Maria Fernanda Rojas. Cette victoire inattendue marque un basculement à droite après des années de gouvernements progressistes. Selon les analystes, ce résultat reflète une lassitude de la population face à l'augmentation de la criminalité et aux tensions sociales.

« Les Colombiens ont choisi le changement. Ils veulent la sécurité, la prospérité et le respect de nos traditions », a déclaré le nouveau président lors de son premier discours officiel. Il a également annoncé une série de mesures immédiates, notamment le déploiement de l'armée dans les zones urbaines à forte criminalité et le renforcement des pouvoirs de la police.

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Un programme axé sur la sécurité et la foi

Le programme de De la Espriella repose sur trois piliers : la sécurité, la lutte contre la corruption et la promotion des valeurs familiales. Il a promis de réviser le code pénal pour durcir les peines contre les trafiquants de drogue et les gangs. « Nous allons restaurer l'autorité de l'État et protéger nos citoyens », a-t-il affirmé.

Sur le plan social, il a annoncé une augmentation du budget de l'éducation et de la santé, mais aussi un soutien renforcé aux organisations religieuses. « L'église joue un rôle essentiel dans la cohésion de notre société. Nous allons travailler main dans la main avec elle », a-t-il précisé.

Réactions contrastées

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Si ses partisans célèbrent cette nouvelle ère, ses détracteurs craignent un recul des droits civiques. « Ce gouvernement représente une menace pour les droits des femmes et des minorités », a déclaré la sénatrice de gauche Lucia Ramirez. Des manifestations ont déjà eu lieu dans plusieurs grandes villes, comme Bogota et Medellin.

Malgré ces tensions, le nouveau président semble déterminé à appliquer son programme. Il a déjà signé un décret créant une « Commission de l'ordre moral » chargée de superviser les contenus culturels et médiatiques.

Un impact régional

Cette élection pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de l'Amérique latine, où plusieurs pays connaissent des vagues de conservatisme. De la Espriella a d'ailleurs annoncé son intention de renforcer les liens avec les États-Unis et de réviser les accords commerciaux avec les pays voisins.

Alors que le pays entre dans une nouvelle ère, les regards sont tournés vers ce leader qui promet de ramener la Colombie à ses racines. Son mandat de quatre ans sera scruté de près, tant sur le plan intérieur qu'international.

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