Deux Isérois de 17 ans bouclent 650 km à vélo jusqu'à Monaco
Isérois : 650 km à vélo jusqu'à Monaco

Deux adolescents isérois, Gabin Gély et Baptiste Annequin-Digond, âgés de 17 ans, ont réussi leur pari : relier Genève à Monaco à vélo, soit environ 650 kilomètres, en sept jours. Partis le 1er août du Casino du Lac de Meyrin, près de Genève, ils sont arrivés vendredi 7 août peu avant 15 heures, place du Casino de Monte-Carlo, à Monaco. Leur exploit, salué par leurs parents et leurs proches, marque la fin d'une aventure humaine et sportive intense.

Un défi pour sceller une amitié avant les études supérieures

Meilleurs amis depuis le lycée, les deux jeunes hommes ont voulu marquer leur amitié par un dernier défi commun avant que leurs chemins ne se séparent : Baptiste Annequin-Digond s'apprête à entamer des études d'ingénierie, tandis que Gabin Gély se dirigera vers la médecine. Leur périple, planifié dans les moindres détails, a été suivi par leurs familles grâce à un tracker GPS et un groupe WhatsApp dédié.

« C'était trop bien, autant sur les paysages que sur le plan humain. Physiquement, ce sont des efforts qu'on aime. Souffrir comme ça, c'est ce qui nous fait plaisir, paradoxalement », a confié Gabin Gély à l'arrivée, sous les yeux de ses parents, qui avaient préparé de faux colliers de fleurs pour célébrer l'événement.

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Un itinéraire exigeant entre pistes cyclables et cols alpins

Le parcours, long de 650 kilomètres, a alterné entre pistes cyclables et passages techniques, comme la descente vers Monaco par La Turbie, où un chemin impraticable les a contraints à mettre pied à terre. Les deux amis avaient tout planifié à l'avance via des applications, et ont refusé plusieurs propositions de riverains pour modifier leur tracé.

La journée la plus éprouvante reste celle reliant Annecy à Valloire : 127 kilomètres avec l'ascension du col du Télégraphe sous une forte chaleur, au lendemain d'une soirée à la fête du Lac d'Annecy. « On a attaqué le col avec déjà 110 kilomètres dans les jambes », se souvient Baptiste Annequin-Digond. Malgré ces difficultés, aucun problème mécanique majeur n'a été déploré, sur des vélos pourtant d'entrée de gamme.

Dormir chez l'habitant : un pari relevé avec l'aide de l'entraide

L'un des paris du voyage consistait à dormir chez l'habitant. « On a un peu galéré, il y avait beaucoup de refus », reconnaît Baptiste Annequin-Digond. Mais les deux Isérois ont aussi trouvé des portes ouvertes, comme à Villar-Saint-Pancrace, près de Briançon, où une maison entière a été mise à leur disposition pour une nuit, avec trois chambres et deux salles de bain. Faute d'installation pour cuisiner, un couple croisé sur un camping leur a donné des pâtes, des pommes, des bananes, des barres de chocolat et du ketchup. « Ce n'est pas de la pitié, c'est de l'entraide », insiste Gabin Gély.

Un contraste saisissant entre nature et luxe à Monaco

Arrivés à Monaco, les deux amis ont surtout été frappés par le contraste avec les grandes étendues du col du Galibier traversées quatre jours plus tôt. « On passe de rien à tout », résume Gabin Gély, entre boutiques Gucci et Dior. Malgré la fatigue, aucune réelle tension n'est venue entacher le duo pendant les sept jours de route. « On se dit les choses, donc on ne reste jamais énervé longtemps », assure Baptiste Annequin-Digond.

L'aventure n'a pas calmé leurs envies. Baptiste Annequin-Digond rêve déjà de la Grande Traversée des Alpes à vélo, avec cette fois tous les cols au programme. Gabin Gély imagine, lui, un projet plus sauvage, loin des routes, peut-être en Islande. Une chose est sûre : leur amitié, scellée par ce défi, est prête à affronter de nouveaux horizons.

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