Le Comité de Sauvegarde de la Baie de Cavalaire (CSBC) affiche son soutien à la nouvelle municipalité. Lors de son assemblée générale mercredi, le président Henri Bonhomme a salué l'arrivée de Nicolas Rodriguez, dont la campagne s'était construite contre les projets urbanistiques du précédent maire. « Si certains éprouvent le besoin de l’applaudir, il est là », a-t-il lancé, soulignant l'importance de « choyer cette commune ».
Le projet Cœur de ville abandonné
Le chantier Cœur de ville, lancé sous l'ancienne mandature, est arrêté. Le permis a été retiré le 8 juin. Le maire justifie cette décision par un financement insuffisant : « 750 000 euros de subvention sur 21 millions d'euros annoncés, un crédit non obtenu. Il était logique de stopper », explique-t-il. Dès son élection, il a rouvert le parking pour « oxygéner le centre ».
Henri Bonhomme juge le projet « extrêmement intéressant » mais admet que « son point faible, c’est qu’on n’avait peut-être pas toutes les finances ». La municipalité engage désormais des procédures avec les entreprises, entre « conciliation et fermeté ». Pour l'avenir, Nicolas Rodriguez promet un nouveau projet « en consultant la population », avec des moyens adaptés.
Le port de Cavalaire en crise
Le port fait face à des travaux critiqués. Le quai Pajot est « amputé aux 2/3 » selon le CSBC, avec des tas de terre sur les parkings. Le maire dénonce des « travaux engagés à la hâte », sans respect des plans : « plus de 1,5 million d'euros de travaux ont été réalisés sans l'accord de personne ». Des contentieux sont annoncés contre la SPL Port Heraclea, avec des « pénalités défavorables ».
La municipalité cherche à renouer avec l'État, qui a délivré des autorisations environnementales mais ne suit pas le chantier. Un rendez-vous avec la sous-préfète est prévu. Une piste de solution : la création d'une deuxième entrée au port, qui libérerait de la place pour les bateaux. Pour les déblais pollués, un expert judiciaire a été mandaté pour étudier leur réemploi.
Les autres dossiers sensibles
La maison de la mer pourrait être remplacée par un espace paysager et événementiel, en raison de risques de submersion. Le bâtiment des Flots bleus, dont le permis a été annulé, fait l'objet d'un nouveau dépôt de permis le 27 juillet 2026. Le maire espère un accord pour « supprimer cette verrue ».
Dans le quartier des écoles, la Ville souhaite acquérir un terrain pour du stationnement, malgré l'opposition du CSBC à l'expropriation. Nicolas Rodriguez précise que cela ne se fera qu'en cas d'intérêt général. Une parcelle d'environ 1 500 m² est en cours de négociation.



