Renaud Muselier a officiellement quitté la présidence de la Région Sud, laissant la place à un intérim assuré par Christian Estrosi et à la désignation de son successeur lors d'une assemblée plénière prévue le 12 octobre. L'élu, désormais sénateur, souhaite voir François de Canson lui succéder.
Une démission officialisée lundi 28 septembre
Après dix ans à la tête de l'exécutif régional, Renaud Muselier a officialisé sa démission lundi 28 septembre lors d'un point presse à l'hôtel de Région, à Marseille. Il a précisé avoir signé sa lettre de démission « dès dimanche soir à 20 h », devant une quarantaine de journalistes et de collaborateurs.
« Je l'avais dit et je le fais : désormais élu sénateur, je quitte cette fonction mais je reste conseil régional spécial, pour continuer à m'occuper de mes dossiers », a-t-il insisté. Il continuera ainsi à travailler sur « les fonds européens, les JO d'hiver et les relations avec les Bouches-du-Rhône ».
Christian Estrosi assure l'intérim
En attendant la désignation de son successeur, c'est Christian Estrosi, qui avait remporté les Régionales de 2015, qui assure la fonction de président par intérim. Un poste décrit comme « technique plus qu'opérationnel » par un bon connaisseur du dossier.
L'assemblée plénière convoquée le 12 octobre à 11 h devra élire le nouveau président de la Région Sud. Renaud Muselier, lui, videra son bureau dans le courant de la semaine, « mais pas mardi, car je dois me rendre à Paris », a-t-il précisé avec humour.
François de Canson, le choix de Muselier
Renaud Muselier a clairement exprimé son soutien à François de Canson pour lui succéder. « Je souhaite que François de Canson soit président. C'est un maire réputé, un élu local reconnu », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il « a l'expérience, la connaissance et le courage ».
Depuis plusieurs semaines, le maire de La Londe-les-Maures, par ailleurs président du Comité régional de tourisme, dispose d'un bureau proche de celui de Renaud Muselier à l'hôtel de Région. Cette proximité est perçue comme un moyen de lui transmettre les informations et peut-être des consignes importantes.
Renaud Muselier, qui a visiblement déjà revêtu ses habits de sénateur, a également évoqué les échéances à venir : « Avec la présidentielle, les choses vont se jouer là-haut dans les prochains mois », a-t-il glissé.