Dans le sud du Liban, l'hôpital du Secours populaire de Nabatiye est devenu un symbole de résilience face aux séquelles de la guerre. Alors que le conflit a laissé des traces profondes, les soignants s'efforcent de reconstruire et de soigner les blessures physiques et psychologiques des patients.
Un hôpital sous pression
L'établissement, qui a subi des dommages importants lors des bombardements, fonctionne avec des moyens limités. Selon le Dr Hassan Khalil, directeur de l'hôpital, « nous avons traité plus de 1 200 blessés pendant les trois mois de conflit, avec seulement 80 lits disponibles ». Les équipes médicales, souvent à court de matériel, doivent faire preuve d'ingéniosité pour répondre aux besoins.
Des soignants marqués
Le personnel soignant n'est pas épargné par le traumatisme. « Beaucoup de nos infirmières ont perdu des proches dans les frappes, mais elles continuent à travailler », témoigne le Dr Khalil. Un programme de soutien psychologique a été mis en place, mais il reste insuffisant face à l'ampleur des souffrances.
Une reconstruction difficile
L'hôpital a besoin de réparations urgentes. « Les murs porteurs sont fissurés, et nous manquons de générateurs pour faire face aux coupures d'électricité », explique le docteur. Des organisations internationales, comme Médecins sans Frontières, apportent une aide ponctuelle, mais les besoins restent immenses.
La vie malgré tout
Malgré les difficultés, l'hôpital continue d'accueillir des patients de toute la région. « Nous avons reçu des femmes enceintes, des enfants, des personnes âgées. La guerre n'a pas arrêté la vie », souligne le Dr Khalil. Les soignants, bien que marqués, gardent espoir de voir un jour la paix revenir.



